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CHAPITRE : 5
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Strengthen the social and solidary economy

Le système économique que nous subissons est tout sauf solidaire, à part quelques comportements alternatifs marginaux. C’est la mondialisation des intérêts financiers au profit de quelques privilégiés et au détriment de centaines de millions de personnes qui sont ainsi marginalisées ou vivent dans la pauvreté matérielle.

Certains ont dit NON à ce type d’économie néo-libérale et sont engagées dans des alternatives : coopératives, petites entreprises, mutuelles, associations, fondations ont été créées et remettent l’homme (et la femme évidemment) au centre de l’enjeu économique et social.

Il s’agit de lutter contre les INEGALITES qu’a créées le système dominant.

Dans cette lutte pour plus de justice et le respect de l’homme et de la femme, il s’agit de se réapproprier l’économie qui nous domine actuellement. Or, nous sommes des producteurs de biens et de services, des consommateurs, des épargnants, des lecteurs, des électeurs… Nous constituons ensemble, à condition que nous nous unissions et que nous agissions à tous les niveaux, une force de changement fantastique.

Les initiatives prises actuellement par l’économie solidaire en faveur des exclus ou des marginaux doivent être fortement soutenues. Mais il s’agit de faire davantage encore, car l’alternative doit être « faisable », innover et apporter des réponses solides et crédibles aux contestations qui sont les nôtres du modèle de développement actuel.

Lutter pour le respect « des Biens communs de l’humanité » et leur gestion durable  (terres à redistribuer aux paysans qui les travaillent, eau potable au service de tous à un coût acceptable) ; financer des petites entreprises, créatrices d’emplois durables, par l’accès au crédit bancaire local, en monnaie locale, pour les entrepreneurs dynamiques et crédibles ; faciliter l’accès aux technologies de l’information, aux technologies intermédiaires et appropriées, ou encore l’accès aux marchés, à l’information, à la formation et à la connaissance de sa culture, etc. Ce sont quelques programmes d’action à soutenir et à promouvoir.

Les idées ne manquent pas. Les initiatives aussi, elles se comptent par milliers. Mais elles restent marginales et le système économique actuel continue à s’imposer sans se soucier de nos actions.

La question du financement des initiatives de l’économie sociale et solidaire est essentielle. Sans argent, pas d’investissement et donc pas d’entreprise ! Comment alors financer cette économie alternative de façon à ce qu’elle devienne crédible et qu’elle ait un impact notoire ?

Nous sommes des producteurs, des consommateurs, des épargnants……. C’est notre pouvoir, car la réponse est autant politique qu’économique et financière. Alors mettons nous ensemble et agissons en réseaux et en créant des entreprises rentables et durables qui sauront répartir les revenus, les ressources et les profits de façon plus juste et équitable.

Notre épargne doit être investie dans ces entreprises nouvelles qui défendent ces valeurs. De nombreux fonds de placement éthiques et solidaires existent ; remettons leur notre  épargne et organisons nous pour que nos institutions sociales auxquelles nous remettons l’argent de nos retraites investissent de la même façon.

Nos attitudes de consommateurs doivent changer. Pas de « mal bouffe ». Ne suivons pas la pub . Achetons aux
agriculteurs qui vendent des produits sains. Les grandes surfaces s’adapteront à nos habitudes si nous savons leur  imposer nos choix. Le commerce équitable est un bon exemple alternatif et il permet en plus aux producteurs du Sud de recevoir le juste coût de leur production.

Rejoignons nos syndicats pour y défendre nos droits, ceux des hommes et non ceux des actionnaires seulement.

Toutes ces démarches sont celles de la SOLIDARITE, cette valeur qui ne doit être seulement charité, mais justice. Partageons nos surplus et construisons des systèmes de répartition plus justes.

L’Etat a un rôle essentiel à jouer. Beaucoup d’initiatives de l’économie solidaire, surtout celles en faveur des marginaux, des « pauvres », des exclus ne peuvent être rentables et auto-financées, sauf si les bénéficiaires en supportent le coût ce qui est impossible et injuste. Le micro crédit en est un bon exemple. Comment prêter à une femme du Bangladesh les 50 $ qui lui permettront de s’en sortir et penser que les coûts de l’opération (identification, gestion et évaluation) seront autofinancés par l’intérêt donné par cette femme?

L’Etat doit donc subventionner  ces entreprises et ces initiatives avec l’argent de nos impôts. C’est une question de partage, de meilleure répartition et de justice. Ne fermons pas les yeux devant cette nécessité et demandons à nos élus d’agir correctement.

Plus encore, soutenons les réseaux qui veulent promouvoir une taxation sur les spéculations financières ou la production et l’exportation d’armements, luttons contre la corruption, le non respect des droits humains et l’insertion des handicapés. Bref, construisons ensemble un autre développement.

Enfin, ne confondons pas charité et justice. Donnons à ceux qui ont besoin de notre générosité et mettons nous au service de ceux qui veulent construire des solutions durables et rentables en prêtant notre argent selon nos possibilités et offrons bénévolement nos compétences à ceux qui le demandent.



Fait à Vinsobres, le 25 août 2004.


IRED FORUM
CHAPITRE : 1
Editorial
CHAPITRE : 2
INAISE
APRES
HAMULI KABARHUZA, ancien Secrétaire Général du Réseau Congolais des ONG
And ATA goes to war against Aids
A stone in the pond!
CHAPITRE : 3
World Civil Society Forum
ACDIC, Association citoyenne de défense des intérêts collectifs
Grain de Sel N°28: Support to peasant organizations under review
N°5 of « Peasant Dynamics » - Sept. 2004
Solidary Tourism
International Forum: Solidary Tourism and Sustainable Development
Solidary Tourism: a gift for Africa?
CHAPITRE : 4
Debt Service Relief for Niger, Ethiopia and Senegal
CHAPITRE : 5
Strengthen the social and solidary economy
The Third Sector
What projects exist for a solidary economy ?
Turn the page of capitalism? Alternatives are flourishing
Another economy is possible
Free market economy and solidary economy

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