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: Report on Millenium
Posted on 2010/6/29 10:02:52 (110 reads)

Millennium Development Goals Report 2010
United Nations, New York June 23, 2010
Available online PDF [80p.] at: http://bit.ly/bmwAhK
The report is available in all UN languages. Arabic, Chinese, English, French, Russian and Spanish
The Millennium Development Goals Report 2010 was launched in New York by the Secretary-General on 23 June 2010. The report, which presents the yearly assessment of global progress towards the MDGs, warns that while some progress has been made, it is uneven. And it pinpoints the areas where the accelerated efforts are needed to meet MDGs by 2015.
“…….The Millennium Declaration represents the most important promise ever made to the world’s most vulnerable people. The MDG framework for accountability derived from the Declaration has generated an unprecedented level of commitment and partnership in building decent, healthier lives for billions of people and in creating an environment that contributes to peace and security.
The Millennium Development Goals are still attainable. The critical question today is how to transform the pace of change from what we have seen over the last decade into dramatically faster progress. The experience of these last ten years offers ample evidence of what works and has provided tools that can help us achieve the MDGs by 2015. The Millennium Development Goals summit in September will be an opportunity for world leaders to translate this evidence into a concrete agenda for action….”
This report is based on a master set of data that has been compiled by an Inter-Agency and Expert Group on MDG Indicators led by the Department of Economic and Social Affairs of the United Nations Secretariat, in response to the wishes of the General Assembly for periodic assessment of progress towards the MDGs. The Group comprises representatives of the international organizations whose activities include the preparation of one or more of the series of statistical indicators that were identified as appropriate for monitoring progress towards the MDGs,



* * *
This message from the Pan American Health Organization, PAHO/WHO, is part of an effort to disseminate
information Related to: Equity; Health inequality; Socioeconomic inequality in health; Socioeconomic
health differentials; Gender; Violence; Poverty; Health Economics; Health Legislation; Ethnicity; Ethics;
Information Technology - Virtual libraries; Research & Science issues. [DD/ KMC Area]
“Materials provided in this electronic list are provided "as is". Unless expressly stated otherwise, the findings
and interpretations included in the Materials are those of the authors and not necessarily of The Pan American
Health Organization PAHO/WHO or its country members”.
------------------------------------------------------------------------------------
PAHO/WHO Website
Equity List - Archives - Join/remove: http://listserv.paho.org/Archives/equidad.html
Twitter http://twitter.com/eqpaho






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Thank you.


: Micro Finance in Andhra Pradesh Vidjy Mahajan
Posted on 2009/11/17 10:39:49 (375 reads)

Want to hear Vijay Mahajan talking about microfinance in Andhra Pradesh? Citi's Bob Annibale on how best to invest in microfinance? Or Anne Hastings of Fonkoze on the practical and ethical issues involved in conducting impact studies? It's all in CGAP's new podcast, "Microfinance Now", on iTunes.

Visitors to cgap.org now have access to a wide range of video, audio, and photo slideshows covering a range of issues in microfinance in our new multimedia center. Subscribe to the podcast on iTunes (search: microfinance) or from our Web site: www.cgap.org/media center.

CGAP


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: Fécondité et conflits fonciers sociaux
Posted on 2009/2/14 18:30:42 (368 reads)

abc Burkina n° 317

Le bâton de vieillesse


Cet article fait suite au deux précédents numéros d'abc Burkina. Le premier était intitulé « Démographie et conflits fonciers » , le second « Développement durable et conflits fonciers familiaux » . Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre réflexion, à la lumière d'un des résultats du dernier recensement du Burkina (de décembre 2006) : le nombre moyen d'enfants par femme est de 6,2 au niveau national et de 6,7 en milieu rural (4,6 en milieu urbain). Que faut-il en penser ?


Il ne suffit pas de dire : « Vous êtes trop féconds. Arrêtez pendant qu'il est temps. » (Titre d'un article de l'Observateur Paalga du 20 novembre , qui reprenait sous forme de citation les propos de la représentante-résidente de la Banque mondiale au Burkina, Madame Galina Sotirova) le jour de la présentation des résultats du recensement du Burkina le 18 décembre 2008.

Il faut essayer de comprendre d'où vient ce taux si on veut élaborer une politique qui tienne compte de cette réalité, et qui soit également susceptible d'être entendue par les populations rurales.

Dans les années 60 et 70, le nombre moyen de naissance par femme rurale était de l'ordre de 8. Mais la moitié des enfants nés vivants mourait avant d'atteindre l'âge de 5 ans. Je l'ai vérifié encore en 1974 sur un échantillon, en arrivant à Kiembara. J'ai consulté le registre des baptêmes d'enfants : la moitié des enfants baptisés ayant atteint l'âge de 5 ans étaient décédés.

La retraite n'existait pas ! (Elle n'existe toujours pas pour les agriculteurs ou les éleveurs du Burkina). Aussi, une des grandes préoccupations d'un couple de paysans était (et est encore !) de s'assurer « son bâton de vieillesse », c'est à dire un fils qui se marie, mais aussi qui reste auprès d'eux (et donc sur lequel on peut s'appuyer, comme sur un bâton). Et pour cela, on pouvait dire que mettre au monde huit enfants était raisonnable ! Même si ce n'était pas calculé comme je le fais actuellement. Huit naissances, c'était en moyenne 3 à 4 enfants qui allaient se marier au village, dont un ou deux garçons. Sachant que les filles vont quitter la famille pour se marier, huit naissances, c'était la garantie d'avoir un fils auprès de soi dans sa vieillesse, son bâton de vieillesse.

Aujourd'hui, heureusement, la situation a changé. Le taux de mortalité infantile n'est plus de 50 %, mais de 8,6 %. Et donc quatre enfants nés vivants, aujourd'hui, le plus souvent, c'est quatre enfants qui atteindront l'âge du mariage. C'est pourquoi, pour les parents, avoir quatre enfants, c'est bien, le plus souvent, l'espoir fondé d'avoir, au temps de la vieillesse, un enfant marié auprès d'eux : leur bâton de vieillesse !

Ce qui a considérablement changé, c'est également le nombre des écoles. Rares sont les villages éloignés d'une école primaire. Il est donc beaucoup plus facile d'offrir l'école primaire à ses enfants. Les collèges sont de plus en plus nombreux. Mais là, les frais de scolarité restent encore un obstacle. Les paysans ont du mal à mettre plusieurs enfants au collège ou au lycée. Pourtant, c'est ce que souhaite la plupart des parents du monde rural.

Inutile de dire aux foyers ruraux : « Vous êtes trop féconds ! Il est temps d'arrêter ! ». Mais il est sans doute possible de leur dire : « Les temps ont changé. Si vous choisissez d'avoir trois ou quatre enfants, vous pourrez veiller sur leur santé. Vous pourrez les scolariser tous. Vous aurez un fils qui restera près de vous, qui pourra cultiver les terres que vous lui laisserez; et d'autres enfants, proches ou éloignés, mais qui pourront aussi vous aider quand vous serez devenus vieux. »

Koudougou, le 28 janvier 2008
Maurice Oudet
Président du SEDELAN




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: Souveraineté alimentaire n(Bulletin d'InrerRéseaux)
Posted on 2008/12/26 15:58:42 (395 reads)

Bulletin de veille Souveraineté Alimentaire n° 3 - mardi 23 décembre 2008

Voici le troisième numéro de cette série de bulletins de veille consacrés à la souveraineté alimentaire.

Ce mois-ci, nous avons relevé de nombreux articles sur une préoccupation majeure du monde paysan, souvent perçue comme une nouvelle offensive contre leurs intérêts : la "Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière" comme le titre le rapport de l'ONG Grain.

Par ailleurs, nous signalons un ensemble de documents qui concerne l'évolution des prix agricoles, avec un dossier de Grain de sel consacré entièrement à ce sujet, et de nombreux documents et des présentations explicites, réalisés dans le cadre du colloque co-organisé par la Fondation Farm ce 16 décembre dernier.

Nous souhaitons proposer plus de références et de documents sur la souveraineté alimentaire vue du Sud : faites nous part de vos idées, signalez-nous leur disponibilité ou leur existence, nous nous ferons un plaisir de les partager avec le plus grand nombre dans ce bulletin.

Enfin, n’oubliez pas de confirmer votre intérêt à recevoir les éditions suivantes en vous inscrivant à la liste de diffusion.
Cette inscription peut être réalisée sur la page d’accueil du site d’Inter-réseaux : www.inter-reseaux.org

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires et contributions à la lecture de ce numéro.
Bonne lecture et bonne année 2009 !

Les équipes d'Inter-réseaux et de SOS Faim
www.inter-reseaux.org et www.sosfaim.org

... :::Politiques agricoles


Haïti-Agriculture : Nouvelles actions de mobilisation pour la souveraineté alimentaire nationale

Alterpresse Haiti - 11 décembre 2008

Recouvrer la souveraineté alimentaire du pays par l’élaboration d’une politique alimentaire institutionnelle, promouvoir la responsabilisation des pouvoirs locaux face à la dégradation environnementale, partager les préoccupations paysannes face à l’engagement du gouvernement dans le cadre du « document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp) – « qui s’apparente au programme bien connu d’ajustement structurel (Pas) » préconisé par les organismes financiers internationaux - : telles sont les idées-force à la base de cette nouvelle campagne visant à combattre la faim dans le pays.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article7945


Les transnationales contre la « souveraineté alimentaire »

J.P. Stedile, Via Campesina - 2 décembre 2008

Au cours de cinq dernières années, des millions d’hectares jadis consacrés à l’alimentation et contrôlés par des paysans, ont été conquis par de grandes firmes et utilisés pour y développer des monocultures de canne à sucre, de soja, de maïs, de palme africaine ou de tournesol destinés à la production d’éthanol ou d’huiles végétales. Via Campesina s'inquiète d'une répétition de la manipulation de la "révolution verte".

http://www.alternatives.ca/article4343.html

L’Initiative riz est-elle la solution à la crise alimentaire au Mali ?

I. L. Keita, Défis Sud n°86 - décembre 2008

Que vaut cette Initiative riz ? Telle est la grande question qui se pose au Mali, au sortir de l’hivernage 2008. L’Initiative riz, qui est fondée sur la volonté politique des autorités actuelles, vise à faire de ce pays une « puissance agricole » et de le porter au rang de « pays émergent ». Cependant, cette volonté pose problème, dans la mesure où le riz est loin d’être l’aliment de base des Maliens.

http://www.sosfaim.be/pdf/fr/ds86/defi-86-07-dos4-Keita.pdf (PDF - 2 pages - 126 ko)



Cameroun : Mme Aubert demande la libération immédiate de Bernard N’Jonga

Sinople - 10 décembre 2008

L’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) qui a fait campagne contre l’importation de poulet congelé qui a évincé les éleveurs locaux, et qui mène depuis peu une action en faveur de la souveraineté alimentaire. L'épisode de l'arrestation de son président Bernard N'Jonga a fait beaucoup de bruit sur l'internet, jusque dans les murs du parlement européen. Marie Hélène Aubert, députée européenne et vice-présidente de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE, chargée de la société civile, déclare “Le développement de l’agriculture et la souveraineté alimentaire exigent une politique conséquente et transparente pour assurer la sécurité alimentaire de la population.”

http://verts-europe-sinople.net/Cameroun-Mme-Aubert-demande-la-liberation-immediate-de-Bernard-N-Jonga


... ::: Politiques commerciales


Les vices cachés du commerce

Lalibre.be - 18 décembre 2008

Le rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation a présenté, mercredi à Genève, les premières conclusions de son rapport analysant les conséquences de la libéralisation de l’agriculture sur le respect du droit à l’alimentation. “Les produits agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres.” Olivier De Schutter demande de repenser le cycle de Doha qui, en l’état, n’empêchera même “pas une autre crise alimentaire dans deux, trois ans si l’on ne traite pas ses causes, et notamment le sous-investissement grave dans l’agriculture des pays en voie de développement”.

http://www.lalibre.be/actu/monde/article/468623/les-vices-caches-du-commerce.html

Voir aussi l'entretien avec Olivier De Schutter, " La faim n'est pas une fatalité, l'alimentation est un droit" dans "Défis Sud" :

http://www.sosfaim.be/pdf/fr/ds86/defi-86-03-entretien.pdf (PDF - 2 pages - 184 ko)


... ::: Politiques de coopération


Peut-on éviter le crash alimentaire ?

OxfamSol, SOS Faim, CNCD - 8 décembre 2008

Alors que le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 854 à 923 millions en moins d’un an, les ONG rappellent qu’il ne suffit pas de mettre la main sur le cœur en déclarant que la situation est grave, mais bien de changer de politique. C’est pourquoi des ONG prônant la souveraineté alimentaire ont remis ce lundi 8 décembre près de 80.000 signatures aux présidents et présidentes des partis politiques francophones. Le texte de la carte blanche publiée par ces 3 organisations est à lire ici :

http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1316
http://www.sosfaim.be/pdf/fr/campagnes/carteblanche_081207.pdf

... ::: Sécurité alimentaire


Le manioc pour la sécurité alimentaire et énergétique ?

FAO - 25 juillet 2008

Lors d’une conférence mondiale organisée à Gent (Belgique), les experts du manioc ont préconisé un accroissement significatif des investissements dans la recherche-développement afin d’augmenter les rendements et étudier des utilisations industrielles prometteuses du manioc, notamment dans la production de biocarburants.

http://www.fao.org/newsroom/FR/news/2008/1000899/index.html


L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2008...

FAO - 12 décembre 2008

L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde 2008 présente les dernières statistiques sur la sous-alimentation à l'échelle mondiale. Il examine l'impact des prix élevés des denrées alimentaires et conclut que la faim chronique dans le monde a augmenté rapidement, qu'elle touche à présent largement plus de 900 millions de personnes et menace de compromettre l'accomplissement des objectifs de réduction de la faim. Le rapport examine aussi comment les prix élevés des denrées alimentaires présentent une opportunité pour relancer la petite agriculture dans les pays en développement.

ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0291f/i0291f00.pdf (PDF - 1 mo - 60p.)


Humanitaires en mouvement - Newsletter n°1

URD - 17 décembre 2008

Une nouvelle lettre d'information réalisée par le groupe URD (Urgence-réhabilitation- développement) qui vient fort à propos. Les actions d'urgence sur le court terme sont-elles contradictoires avec les actions de développement sur le long terme? Quelles relations entre urgence et développement? L'amélioration de la qualité des diagnostics (allouer les financements en proportion des besoins et sur la base d’évaluation de ces besoins), le renforcement de la participation des populations dans l'action (participation adéquate des bénéficiaires à la conception, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des actions) sont des sujets qui ne concernent pas que les “humanitaires”. Par ailleurs, les actions des développeurs peuvent se rapprocher de celles des humanitaires dans la mesure où elles sont menées dans des contextes de crises aux contours et débouchés incertains et changeants. L'actualité sur les crises alimentaires est là pour le rappeler. Cette newsletter recommande des lectures, formations, etc.

http://www.urd.org/newsletter/



... ::: Commercialisation des productions



Présentations et documents de la conférence sur les prix agricoles

Fondation Farm - 16 décembre 2008

Le CSAAD, Farm, l’IGPDE et Pluriagri ont organisé la conférence "Prix agricoles : perspectives à moyen terme et implications pour les producteurs et les politiques publiques". Retrouvez en ligne le programme détaillé (pdf, 560 Ko), les vidéos de la conférence, et téléchargez les présentations. Nous vous recommandons en particulier celle de Benoit Daviron, économiste au CIRAD, et celle de Bio Goura Soulé et Roger Blein.

http://www.fondation-farm.org/spip.php?article488



Les prix agricoles mondiaux à l’ère du yo-yo

Libération.fr - 22 décembre 2008

Un dossier de Libération revient sur la question des prix agricoles, avec un éclairage sur les questions de politiques agricoles : "L’Afrique en quête d’organisation", et un autre sous l'angle de la sécurité alimentaire qui souligne les risques importants et qui rappellent l'urgence de prendre des mesures adaptées. «Les paysans africains n’ont pas eu le temps de profiter de la hausse des prix.» résume Bernard Bachelier, directeur de la fondation Farm, soulignant la place singulière de l’Afrique dans le marché agricole mondial.

http://www.liberation.fr/terre/0101307149-les-prix-agricoles-mondiaux-a-l-ere-du-yo-yo



Hausse des prix : opportunités et défis pour les producteurs africains

Grain de sel n°43 - août 2008

La hausse des prix agricoles a fait couler beaucoup d’encre, mais relativement peu de choses on été écrites sur le sort des producteurs ouest africains. Quel a été l’impact de ce phénomène sur les producteurs, et quelles leçons en tirer ? C'est l'objet d'un dossier complet dans le dernier exemplaire de la revue d'Inter-réseaux.

http://www.inter-reseaux.org/rubrique.php3?id_rubrique=8



... ::: Facteurs de production


La souveraineté alimentaire fait une percée aux Nations Unies

ABC Burkina n°306, Sedelan - 17 novembre 2008

Les paysans burkinabè, comme ceux du reste du monde, ont désormais un allié au sein même de l’Organisation des Nations Unies. En effet le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, M. Olivier de Schutter, considère la souveraineté alimentaire comme essentielle pour résoudre la crise alimentaire mondiale.

http://www.abcburkina.net/content/view/673/1/lang,fr/


Synthèse des dix ateliers du colloque international d’Agroécologie "Nourriture, Autonomie, Paysannerie"

Albi, France (Centre universitaire JF Champollion) - 27 au 30 novembre 2008

Une synthèse qui s'intéresse aux questions d'“accès à la terre et à l'eau”, mais aussi “marchés locaux et certification participative”, “réappropriation des savoirs et savoir-faire locaux” ou encore “biodiversité / semences”, premiers éléments disponibles de ce colloque dont nous attendons la publication des actes dans les prochains jours…

http://www.colloque-agroecologie-albi2008.org/spip.php?rubrique62


Nous avons besoin de champs de manioc, pas de champs de mines !

Aline Testuz blogue - 15 décembre 2008

On pourrait l'oublier tellement c'est évident, mais la Confédération Paysanne du Congo, COPACO-PRP nous le rappelle : “Cette guerre est clairement aussi une atteinte à la souveraineté alimentaire de ces familles et du pays dans son ensemble. Obligeant les paysannes et paysans à fuir et à quitter leurs terres, et par conséquent à ne plus pouvoir cultiver leurs champs selon le calendrier agricole, c’est à l’aide alimentaire internationale, souvent aux mains des transnationales de l’agro-alimentaire que l’on ouvre la porte sans vergogne, au nom de la soi-disant sécurité alimentaire et de l’aide internationale !”

http://alinetestuz.wordpress.com/2008/12/15/nous-avons-besoin-de-champs-de-manioc-pas-de-champs-de-mine/


Néocolonialisme agraire

C. Bouquet, Le Monde - 18 décembre 2008

“Sécurité alimentaire ? Ce n'est pas si sûr, et quand bien même les pays riches nourriraient-ils quelques craintes dans ce domaine qu'il serait indécent d'aller faire fabriquer leur pain quotidien dans les champs de ceux qui meurent de faim. C'est plus probablement un nouvel avatar du bon vieux colonialisme, relooké en fonction des réalités du moment, qui permet de continuer à aller chercher les matières premières là où elles se trouvent au meilleur prix. Aujourd'hui, toutes les règles du droit des affaires sont respectées : on ne spolie plus, on achète ou on loue. Les grandes compagnies minières l'ont bien compris, mais on n'imaginait pas que l'agriculture finirait par intéresser les spéculateurs.”

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/18/neocolonialisme-agraire-par-christian-bouquet_1132680_3232.html


Les terres agricoles des pays en développement objets de toutes les convoitises

Lettre hebdo AFDI n°235 - du 24 au 30 novembre 2008

Depuis la fin de l’année 2007 et la hausse des prix des denrées alimentaires, un certain nombre de pays et d’investisseurs privés achètent des millions d’hectares de terres cultivables en Afrique, en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est. Dans un rapport publié à la fin du mois d’octobre, l’ONG internationale GRAIN explique que « le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée, l’Egypte et les pays du Golfe, qui dépendent des importations alimentaires et sont préoccupés des tensions sur les marchés, alors qu’ils ont des liquidités à placer, cherchent à externaliser leur production alimentaire nationale en prenant le contrôle d’exploitations agricoles dans d’autres pays comme l’Ouganda, le Brésil, le Cambodge, le Soudan et le Pakistan ». à suivre…

http://www.afdi-opa.org/article.php3?id_article=945

http://grain.org/briefings/?id=213 (Rapport complet de l'ONG Grain)

Les alliances avec des institutions financières : la meilleure solution pour financer les besoins des organisations paysannes et de leurs membres ?

SOS Faim - juin 2008

Les organisations paysannes et de producteurs agricoles rencontrent souvent des difficultés en termes d’accès au financement, tant pour leurs besoins propres que pour ceux de leurs membres. Pour les surmonter, elles adoptent des stratégies différentes, dont la création d’alliances avec des institutions financières. Quelles sont les avantages de cette approche ? Quels en sont les risques ? Sans vouloir être exhaustif, le présent Zoom Microfinance tente de répondre à ces questions à partir de quatre cas différents : deux au Sénégal, un au Mali et un en Amérique latine.

http://www.sosfaim.be/pdf/fr/zoom/25_alliances_institutions_financieres_organisations_paysannes.pdf



... ::: Les références incontournables

Retrouvez l'ensemble des références parues dans cette rubrique sur l'espace web d'Inter-réseaux consacré à la souveraineté alimentaire.

Livre : "La Via Campesina. Une réponse paysanne à la crise alimentaire"

A. Desmarais, éditions Écosociété - 27 novembre 2008

Ce livre parle de la naissance et du développement de l’organisation Via Campesina et du contexte politique et agricole qui l’entoure. Premier objectif de l'organisation : défendre une agriculture à visage humain avec le paysan au cœur de la prise de décision. Elle fait aussi la promotion du concept de souveraineté alimentaire qui s’organise autour d’une production vivrière variée ; de prix décents ; d'une régulation de la production sur le marché intérieur ; avec la suppression de toutes les aides à l’exportation et le respect de l’environnement.

http://www.alternatives.ca/article4305.html




La souveraineté alimentaire peut stabiliser le climat !

Via Campesina - 5 décembre 2008

“Les paysans et les paysannes font partie des premières victimes du changement climatique. Partout dans nos champs, sur les plantes que nous cultivons, avec les animaux que nous élevons, ses conséquences sont palpables.” La position de Via Campesina sur la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui s'est tenu à Poznan, en Pologne début décembre.

http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=357&Itemid=1





... ::: Agenda et évènements





Journée du paysan - Niamey, Niger - 28 et 29 janvier 2009

Plateforme Paysanne du Niger

Les objectifs pour cette seconde édition : évaluer la mise en œuvre des recommandations et des engagements de la première édition de la journée du paysan, partager les attentes et préoccupations des producteurs ruraux avec les autorités politiques, les services techniques et les partenaires au développement, clarifier les rôles et les responsabilités des organisations paysannes dans la mise en œuvre de la Stratégie de Développement Rural (SDR) et évaluer la contribution des organisations paysannes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix au Niger. On en reparlera.

http://www.paysansduniger.org/blog/

Atelier "Voix paysannes vers les voies de la souveraineté alimentaire" - Dakar, Sénégal - 21 et 22 janvier 2009

Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) , Sénégal

L’objectif principal de l’atelier est de permettre aux Organisations Paysannes et de Producteurs d’avoir une discussion débouchant sur la définition d’une stratégie paysanne pour la souveraineté alimentaire. Des ateliers locaux et de synthèse se sont déroulés en amont entre octobre et décembre 2008. Il s’agira de faire entendre « la VOIX paysanne vers la VOIE de la souveraineté alimentaire ».

http://www.cncr.org/



Bulletin de veille coordonné par Sebastian Alzerreca.

Si vous avez des ressources intéressantes, n'hésitez pas à les partager :
écrivez nous à veille@inter-reseaux.org

Vous pouvez vous inscrire sur le site d'Inter-réseaux (formulaire en bas à gauche sur la page d'accueil du site).

Si vous ne souhaitez pas recevoir les futures éditions de ce bulletin, merci de nous le signaler.

Vous pouvez rechercher sur le site d'Inter-réseaux toutes les références parues dans les bulletins de veille, par thématique. Par ex. toutes les références relatives au commerce international, au coton, aux organisations paysannes, etc. A voir sur http://veille.inter-reseaux.org (menu déroulant à droite "choisir thème").

Inter-réseaux, le 23 décembre 2008

Avec le soutien de : Direction Générale de la Coopération au Développement, Ministère des Affaires Etrangères (Belgique), Ministère des Affaires Etrangères (Luxembourg), SOS Faim Belgique et SOS Faim Luxembourg

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: Rankings on Micro Finance Institutions
Posted on 2008/1/9 16:37:26 (833 reads)

A C/GAP paper




Now available! The second annual MIX Global 100: Rankings of Microfinance Institutions!

To view the full report and rankings, visit www.themix.org, All Publications, Industry, or click:
MIX Global 100.
The MIX Global 100 ranks microfinance institutions in seven different categories, as well as in an overall composite ranking. The composite rankings are based on a number of criteria and were developed in an effort to present the most well-rounded and balanced high performing institutions.

Also available on the MIX website at www.themix.org are two other documents related to the report: a PDF giving a brief outline of the methodologies used for the ranking, and the composite rankings in an excel spreadsheet for easy review.

Thank you!



The MIX Team

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: Bonnes nouvelles pour les négociations APE
Posted on 2007/10/24 10:09:11 (652 reads)

Enfin une bonne nouvelle du côté de l’Afrique de l’Ouest et des Accords de partenariat économique (APE) !

Depuis plus de 4 ans, la société civile du Burkina et plus largement de l’Afrique de l’Ouest (notamment à travers ses organisations paysannes, comme la Confédération Paysanne du Faso, au Burkina, et le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l'Afrique de l'Ouest) n’a cessé de dire : « STOP aux APE sous leur forme actuelle », c’est à dire celle que l’Union Européenne cherchait à imposer aux pays ACP. Aujourd’hui, elle peut se réjouir. Elle a été entendu !





Pour en rendre compte, nous vous proposons la Lettre hebdo d’Afdi (Agriculteurs français et développement international), n°181, du 1er au 7 octobre 2007 ( Sources : AFP, Abidjan.net, Allafrica, CEDEAO-UEMOA, Commission européenne, Le Quotidien de Dakar, Reuters).

Nous voulons un accord « qui réponde aux ambitions de développement économique et social de nos pays et de nos populations »

Depuis la fin de l’année 2003, l’Union européenne et six blocs de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP1) sont engagés dans un processus de négociations régionales d’Accords de partenariat économique (APE), volets commerciaux de l’Accord de Cotonou qui, depuis 2000, redéfinit les relations de coopération entre l’Europe et les ACP. Les APE sont des accords commerciaux devant promouvoir le développement par la mise en place de zones de libre-échange partiel entre l’Union européenne et chacune des régions ACP. Ils doivent succéder à des accords commerciaux préférentiels non compatibles avec les règles de l’OMC. En 2001, l’institution commerciale multilatérale a accordé aux ACP et à l’Union européenne une dérogation jusqu’au 31 décembre 2007 pour la réforme de ces régimes commerciaux.

Vendredi 5 octobre, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui représente l’Afrique de l’Ouest dans la négociation de l’APE, a officiellement demandé un report des négociations. Réunis en session extraordinaire à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les membres du Comité ministériel de suivi des négociations de l’APE (CMS)2 ont « constaté que l’importance des activités qui restent à entreprendre […] ne permet pas objectivement, selon les deux parties, la conclusion d’un accord global, équilibré qui prenne en compte les préoccupations de l’Afrique de l’Ouest ».

Le CMS estime en particulier que l’élaboration du texte de l’accord est insuffisamment avancée et que les conditions de mise en place et de financement des mesures d’accompagnement de l’APE ne sont pas réunies. Il considère également que la région n’est pas prête à formuler une offre d’accès à ses marchés des marchandises et des services, ses travaux concernant notamment la constitution des listes de « produits sensibles » pouvant être exclus de la libéralisation n’étant pas finalisés. Le CMS précise aussi que l’impact fiscal de l’APE sur les économies ouest-africaines n’a pas été évalué. En 2003, les recettes fiscales des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) représentaient entre 16 et 17% du PIB et, des estimations chiffrent à près de 2,8 milliards d’euros le coût d’ajustement lié à la mise en œuvre de l’APE dans la CEDEAO. Le CMS souligne enfin que les modalités de compensation des pertes fiscales liées à la libéralisation commerciale ainsi que le mécanisme de suivi et d’évaluation de l’APE restent à définir.

En conséquence, le CMS demande à l’Union européenne « un délai supplémentaire au delà du 31 décembre 2007 » pour poursuivre et conclure les négociations de l’APE, et « exhortent l’Union européenne » à déposer auprès de l’OMC une demande de prolongation de la dérogation en cours. Ceci afin de « maintenir le régime actuel de Cotonou de façon à ne pas pénaliser les exportations de la région, notamment pour les pays non PMA »3, selon des propos de Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la CEDEAO. « L’APE a pour objectif de donner un nouveau cadre juridique sécurisé pour nos échanges commerciaux, mais surtout de conclure un bon accord, juste, équitable, un accord mutuellement avantageux qui réponde aux ambitions de développement économique et social de nos pays et de nos populations » a ajouté M. Chambas.

Dans un interview donné à Reuters le 8 octobre, Peter Power, le porte-parole du Commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, a déclaré que « notre dérogation expire à la fin de cette année et nous avons besoin d’un nouveau régime (commercial) avant la fin de cette année ». Peter Mandelson a lui-même rappelé à plusieurs reprises ces derniers mois qu’il était inenvisageable de demander à l’OMC une nouvelle dérogation, notamment parce que les autres pays en développement membres de l’OMC n’accepteraient pas le maintien des accords préférentiels UE-ACP. Ablasse Ouedraogo, conseiller spécial de Mohamed Ibn Chambas, a lui déclaré à la même agence de presse que « nous aurons le temps de poursuivre les négociations avant que l’OMC n’intente une action (contre nous) », ajoutant que « cela devrait nous prendre moins de deux ans (pour finaliser les négociations) ».

A défaut d’accord global, la Commission européenne espérait que l’Afrique de l’Ouest accepte de s’engager en faveur d’un « APE allégé », formule proposée à la fin du mois de septembre par Peter Mandelson et Louis Michel, le Commissaire européen au Développement. Cet accord à minima, « OMC-compatible », serait recentré sur le commerce des marchandises et représenterait une étape dans l’élaboration d’un accord complet. Les représentants de l’Afrique de l’Ouest ont considéré que cet APE allégé « n’est pas porteur de développement et est fondé sur l’aspect le plus controversé des négociations, à savoir l’ouverture des marchés » et qu’il n’est pas négociable d’ici le 30 octobre, date butoir pour une application au 1er janvier 2008.

1 Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale, Afrique Orientale et Australe, Afrique Australe, Caraïbe, Pacifique.

2 La région Afrique de l’Ouest a mis en place une structure pour conduire et suivre les négociations, articulée notamment autour d’un Comité ministériel de suivi des négociations qui réunit des représentants des Etats de la CEDEAO et de l’UEMOA, les deux entités sous-régionales ouest-africaines.

3 Les conventions commerciales actuellement en vigueur entre l’Union européenne et les ACP accordent à la quasi-totalité des importations en provenance des pays ACP un accès libre et illimité sur le marché européen.

La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria sont les trois pays de la CEDEAO qui ne sont pas classés dans la catégorie des Pays les moins avancés (PMA). Tous les autres membres de la CEDEAO sont des PMA et bénéficient d’un accès libre et illimité au marché européen dans le cadre de l’initiative « Tout sauf les armes ».






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Adresse email: fernand.vincent@ired.org


: Un journal électronique sur la dette
Posted on 2006/2/24 11:11:57 (650 reads)

Le 17 février 2006
Veuillez trouver ci-après le deuxième N° d'Infodette.

Pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait, vous avez jusque fin février pour vous abonner (gratuitement) auprès de Yasmina Lansman, Eurodad - assistant@eurodad.org. A diffuser largement !

Rappel : Infodette est la lettre d'information du Réseau européen des ONG sur la dette et le développement (Eurodad), publiée en lien avec la plate-forme française Dette et Développement. Trois à quatre fois par mois, Infodette veut informer en français les militants, les décideurs, les journalistes et les experts sur la dette des pays du Sud. Vos rapports, analyses, campagnes pourront alimenter "Infodette". Merci d'envoyer un court résumé des textes en français et le lien à Gail Hurley, Eurodad : ghurley@eurodad.org et Jean Merkaert, Plate-forme Dette et Développement : dette@ccfd.asso.fr

Au sommaire:

· ACTUALITES ET DEBAT: Les Ministres des Finances du G8 somment la Banque Mondiale de finaliser son Plan d'Allègement de Dette

· ACTUALITES: Les socialistes français débattent sur la dette

· ACTUALITES: L'Indonésie pourrait rembourser le FMI plus tôt que prévu

· ACTUALITES: Avec une dette de 201 milliards de USD, l'Afrique ne sortira jamais de la pauvreté, explique le Professeur Jeffrey Sachs

· ACTION: Justice pour l'Amérique latine. Document d'Eurodad sur les dettes envers la Banque Interaméricaine de Développement

· ACTION: Lettre à Gordon Brown sur le remboursement du Nigeria dans le cadre de l'Accord du Club de Paris

· ANALYSE: Prêts ‘Illégitimes’: les prêteurs, et non les emprunteurs, sont les responsables





ACTUALITES ET DEBAT: Les Ministres des Finances du G8 somment la Banque Mondiale de finaliser son Plan d'Allègement de Dette

Les Ministres des Finances du G8 somment la Banque Mondiale de finaliser son Plan d'Allègement de Dette

Les Ministres des Finances des pays membres du G8 se sont rencontrés en Russie le week-end dernier pour discuter, entre autres, de la sécurité énergétique, de la grippe aviaire et du plan d'annulation de dette multilatérale du G8. Concernant le thème de la dette, le communiqué final somme simplement la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAfD) de finaliser tous les détails nécessaires à une exécution du plan aussi rapide que possible. Le communiqué établit ainsi:

"Nous reconnaissons l'importance de l'agenda du développement et appelons à l'exécution complète des engagements pris dans le cadre de l'Initiative d'Allègement de la Dette Multilatérale (IADM), ainsi qu’à une meilleure efficacité de l’aide et à un accroissement des dépenses d'APD. Nous soutenons tout particulièrement la décision de la Direction du FMI d’accorder un allègement de dette de 100 % et d'annuler les dettes de 19 pays dès début 2006, et nous encourageons l'Association Internationale de Développement de la Banque Mondiale (IDA) et la BAfD à finaliser de toute urgence les étapes nécessaires à la mise en oeuvre de ces mesures. Nous nous réjouissons que les bonnes performances économiques et l'amélioration de la situation budgétaire de la Russie lui permettent de s'allier aux autres pays du G8 dans le domaine du financement du développement, et lui permettent d’intensifier ses efforts dans ce domaine."

Depuis les premières annonces du plan il y a maintenant un an (par les Ministres des Finances du G8 en février 2005), les progrès ont été extrêmement laborieux, en particulier du côté de la Banque Mondiale. Alors qu'en janvier 2006 le FMI accordait une annulation de dette à 19 pays (à certaines conditions, et de ce fait excluant la Mauritanie), la Banque en est encore à finaliser les détails de la mise en oeuvre de sa part d'annulation de dette pour 18 pays. Les ONG ont condamné ce retard pour les vies humaines qu’il détruit, mais ont également exprimé leurs inquiétudes quant au plan de mise en oeuvre de la Banque. Avant la réunion des Ministres des Finances du G8, plusieurs ONG ont émis un communiqué dans lequel elles ont souligné leurs préoccupations, qu'elles ont demandé aux Ministres du G8, en tant que représentants des principaux actionnaires de la Banque Mondiale, de traiter de toute urgence.

Les critiques tournent autour de trois thèmes:

1. La Banque Mondiale propose un délai montant à 15 mois pour tout pays supplémentaire aux 18 pays initiaux souhaitant se voir accorder une annulation de dette. Selon les projets de la Banque, les pays se trouvant actuellement entre le point de décision et le point d'achèvement, dans le cadre de l'Initiative PPTE, et qui sont censés atteindre le point d'achèvement en 2006 - comme le Burundi, le Cameroun, la Guinée, le Malawi et la Sierra Leone, presque tous lourdement touchés par le SIDA/HIV - devront maintenant attendre jusqu'à juillet 2007 au plus tôt pour une annulation de leur dette - deux longues années après le Sommet du G8 de Gleneagles et presque deux ans et demi après la première présentation de l'accord par les Ministres des Finances du G8. C'est tout simplement inacceptable.



2. Alors que l'annulation de dette accordée par le FMI prévoyait une annulation de toutes les dettes jusqu'à fin 2004, la Banque Mondiale ne prévoit de couvrir les dettes que jusqu'à fin 2003. Non seulement il est absurde d'avoir des dates limites différentes au sein d'une même initiative officielle, mais en plus cela signifie que même après "une annulation de 100% de leur dette à la Banque Mondiale ", des Etats comme le Cameroun et le Malawi, qui en outre accusent des retards de paiements, devront des millions en règlement de dettes à la Banque Mondiale pour la période 2004 - 2007. Bien que certaines personnes au sein de la Banque Mondiale affirment qu'une certaine flexibilité est encore possible au sujet du délai dans lequel les pays recevront leur allègement de dette après avoir atteint leur point d'achèvement, la situation semble peu prometteuse au regard de la date limite de fin 2003.



3. Ce plan ne s'adresse qu'aux pays de l'Initiative PPTE, et touche donc un nombre beaucoup trop restreint de pays. En avril 2006, la Banque Mondiale devrait confirmer ses projets d'inclure 4 nouveaux pays à l'Initiative PPTE - Haïti, l'Erythrée, le Kirghizistan et le Népal. Mais il est peu probable que cela résolve la crise de la dette des pays en développement. De plus, certains seront en droit de demander si cet élargissement est le dernier ou si la communauté internationale envisage d'allonger encore la liste des pays (souvenons-nous qu’il y a déjà eu 4 extensions à l'Initiative PPTE permettant à de nouveaux pays d'y être intégrés). Plutôt que de reconnaître que le cadre PPTE et ses réformes d'ajustements structurels aux effets négatifs sont un tout complètement inadéquat, la nouvelle initiative multilatérale d'allègement de dette ne vise au contraire qu'à renforcer ce programme et ses nombreux défauts en continuant à n'être ouvert qu'aux pays ayant atteint le point d'achèvement. Le gouvernement du Royaume-Uni ainsi que des associations caritatives influentes ont identifié au moins 60 - 70 pays qui auraient besoin d'une annulation de 100% de leur dette pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire, et de nombreux autres pays dont les dettes odieuses et illégitimes devraient être annulées. Ces annulations devraient être immédiates.

Des ONG, parmi lesquelles Eurodad, ont également déclaré que dans un souci de justice, l'accord multilatéral du G8 sur la dette devrait être élargi afin d'inclure la dette envers la Banque Interaméricaine de Développement (voir plus loin). Les ONG européennes soulèveront cette question auprès des administrateurs européens de la Banque Mondiale lorsque ceux-ci rencontreront des représentants de la société civile à Bruxelles en mars prochain.



Communiqué des Ministres des Finances du G8: http://www.g8finance.ru/fs_eng_110206.htm





ACTUALITES: Les socialistes français débattent sur la dette

Les socialistes français débattent sur la dette

Le 4 février dernier, à Paris, des représentants politiques français ont rencontré des intervenants externes autour du thème de la dette africaine. La réunion était organisée par la Fondation Jean Jaurès, un groupe de réflexion très proche du Parti Socialiste français. Cette réunion visait entre autres à lister des propositions que les Socialistes pourraient récupérer pour leur programme électoral de 2007.

Parmi les intervenants africains, ont participé un ancien Premier ministre et un ex Ministre, des militants, et le dirigeant du Congrès National Africain. Les intervenants ont tous souligné le fait que la dette africaine était un fardeau énorme pour le continent, et que les initiatives existantes étaient toutes largement insuffisantes. Selon Jean-Marc Bikoko, leader syndicaliste camerounais, les initiatives officielles menées jusqu'à présent ne sont que des tentatives des pays riches "de consolider leur pouvoir tout en détournant l'attention du public". Mahamadou Issoufou, ancien Premier ministre du Niger, a expliqué la façon dont il a dû gérer l'endettement dont son gouvernement avait hérité à son entrée en fonction en 1993. Il a ainsi décrit l'Initiative PPTE comme étant un progrès partiel, et a rappelé que le FMI avait imposé de nombreuses mesures d'austérité à son pays. Solange Koné Sanogo, militante ivoirienne, a également critiqué les conditions liées à l'Initiative sur la dette des PPTE.

Mandla Mabuza, Dirigeant sud-africain du Stalwarts Research Trust, le groupe de réflexion du Congrès National Africain, a décrit comment, après 1994, le nouveau gouvernement sud-africain a décidé de ne pas contracter de prêt auprès de la Banque Mondiale et du FMI afin de ne pas rester dépendant des institutions internationales. Il a appelé à une suspension des relations avec les Etats acceptant des arrangements bilatéraux avec les bailleurs, dans une stratégie d'unité africaine. Aminata Traoré, ancienne Ministre de la culture du Mali et militante ayant joué un grand rôle dans la préparation du dernier Forum Social Mondial en Afrique, a déclaré que la crise de la dette n'était qu'une "supercherie, une histoire d'hypocrisie et d'arrogance". Elle a ajouté ressentir une grande colère du fait que les Africains étaient "jugés sur des choix dont nous ne sommes pas responsables" et a exhorté la Gauche française à faire évoluer les politiques actuelles vers des politiques qui libèrent réellement l'Afrique de la dette.

Parmi les intervenants européens, ont également participé Alex Wilks d'Eurodad et Jean Merckaert de La Plate-forme Dette et Développement, organisation membre d'Eurodad. Alex Wilks a souligné les limites de l'Initiative PPTE et des initiatives multilatérales plus récentes et de leurs conditions. Jean Merckaert a indiqué qu'un droit international de la dette était la meilleure et sans doute l'unique façon de faire évoluer la situation actuelle, qui dépend en grande partie d’une volonté d'agir toute relative des pays les plus riches et les plus puissants. Il a également appelé à la mise en place d'une commission d’enquête parlementaire et à un audit sur les dettes.

Un certain nombre de personnalités du Parti Socialiste ont accueilli les suggestions de Jean Merckaert et des autres participants de façon positive. Cependant, la réunion intitulée "Pour un monde plus juste: comment effacer la dette africaine" n'était que consultative et ses conclusions n'engageaient pas les parties prenantes.

Les militants français et d'Afrique francophone suivront avec intérêt la façon dont la gauche française cherche à se différencier des approches actuelles et ce, avant, pendant et après les élections de l'année prochaine.

Pour plus d'informations, consulter: http://www.jean-jaures.org/





ACTUALITES: L'Indonésie pourrait rembourser le FMI plus tôt que prévu

Un remboursement anticipé de la dette au FMI serait 'bon pour l'Indonésie'

The Jakarta Post, Jakarta, 14 Février 2006

Le gouvernement pourrait bien réaliser ses projets de remboursement anticipé des dettes de l'Indonésie au FMI, a indiqué la Ministre des Finances, s'appuyant sur une étude préliminaire de la Banque centrale qui démontre que le pays en est financièrement capable et en tirera de nombreux bénéfices.

"La Banque d'Indonésie (BI) a conclu que d'un point de vue administratif - d'un côté nous devons rembourser les intérêts de l'emprunt et garantir les fonds nécessaires au remboursement des prêts, de l'autre nous devons maintenir la valeur de nos réserves de devises étrangères - nous tirerons plus d'avantages d'un remboursement anticipé", a expliqué la Ministre des Finances Sri Mulyani Indrawati lors d'une séance avec la Commission des Finances de la Chambre des Représentants, lundi dernier.

L'encours de dette de l'Indonésie au FMI atteint actuellement les 7,8 milliards de USD. Les dettes, gérées par la BI, ont été contractées sous forme de prêts conditionnels afin de soutenir les réserves indonésiennes de devises étrangères.

De 1997 à 2003, le FMI a prêté environ 25 milliards de USD à l'Indonésie afin de l'aider à sortir son système bancaire d'une mauvaise passe et à restructurer la dette du pays, en échange de la mise en oeuvre d'un certain nombre de programmes de réformes économiques draconiennes, dont la privatisation d'entreprises nationales et l'arrêt des subventions de l'Etat aux carburants et autres matières premières.

Ces programmes ont cependant entraîné de sévères critiques publiques et une remise en question des bénéfices des réformes. Les critiques ont également condamné la nature même des dettes pour la trop grande pression qu'elles entraînaient sur le budget.

Sri Mulyani Indrawati, ex cadre du FMI, a expliqué que la principale raison poussant le gouvernement à vouloir anticiper les remboursements était l'augmentation du coût de l'emprunt.

Ainsi, explique-t-elle "le taux d'intérêt a augmenté de 4,31% à 4,58% depuis le troisième trimestre de l'année dernière, s'alignant sur l'accroissement récent de bénéfices des bons du Trésor américains. A cela s'ajoute une marge de 1,08 %".

Elle a ensuite ajouté que le Brésil et l'Argentine avaient récemment remboursé l'intégralité de leurs dettes au FMI, et a exprimé ses inquiétudes du fait que l'Indonésie était maintenant le deuxième débiteur du FMI après la Turquie, et virtuellement son plus grand fournisseur de revenus, ce qui paraît injuste étant donné le statut de pays en développement de l'Indonésie.

Sri Mulyani Indrawati a ensuite affirmé que le gouvernement était confiant en ses capacités financières à réaliser ses projets, d'autant plus qu'une augmentation des investissements directs étrangers était prévue dans les prochaines années, ce qui apporterait des revenus supplémentaires aux caisses de l'Etat.

Elle a toutefois refusé de donner plus de détails sur le remboursement ou sur les échéances avant toute nouvelle consultation avec la BI.

http://www.thejakartapost.com/detailbusiness.asp?fileid=20060214.L02&irec=3





ACTUALITES: Avec une dette de 201 milliards de USD, l'Afrique ne sortira jamais de la pauvreté, explique le Professeur Jeffrey Sachs



Avec une dette de 201 milliards de USD, l'Afrique ne sortira jamais de la pauvreté, explique le Professeur Jeffrey Sachs

The East African (Nairobi)

25 Janvier 2006

Le Directeur du Millenium Project, le Professeur Jeffrey Sachs, a exhorté l'Afrique à refuser d'honorer sa dette de 201 milliards de USD si les pays développés ne la lui annulaient pas. Qualifiant les dettes africaines "d'inabordables", le Professeur Sachs, qui est aussi conseiller auprès des Nations Unies, a ajouté: "S'ils n'annulent pas ces dettes, je vous suggère d'y faire vous-mêmes obstruction". Le Professeur Sachs, alors à Nairobi, réalisait une visite de six pays afin de promouvoir la méthode du Millenium Village, expérimentée avec succès dans un village Sauri de la région kenyane du Siaya l'année dernière.

L'économiste, très applaudi, a expliqué que son point de vue s'appuyait sur des études ayant montré qu'avec ce boulet à traîner, il était impossible que l'Afrique parvienne à son principal objectif de développement, de réduire de moitié la pauvreté d’ici 2015. Selon lui, des milliards d'hommes pourraient jouir des fruits de l'économie globale, et des dizaines de millions de vies pourraient être sauvées si les bailleurs tenaient leurs engagements. "Le coût de l'allègement de l'extrême pauvreté est très clairement abordable", a-t-il ajouté. Il a ensuite expliqué que de nombreux citoyens nord-américains surestiment de 30 à 50 fois le montant d'aide allouée aux pays pauvres par leur gouvernement. "Sur environ 4 milliards de USD dépensés par les USA en Afrique, moins d'1 cent sur 100 USD parvient réellement jusqu'aux Africains".

Article complet: http://fr.allafrica.com/stories/200601250174.html





ACTION: Justice pour l'Amérique latine. Document d'Eurodad sur les dettes envers la Banque Interaméricaine de Développement.

Prendre des mesures: Justice pour l'Amérique latine. Document d'Eurodad sur les dettes envers la Banque Interaméricaine de Développement

Document disponible en anglais, espagnol et français.

En anglais: http://www.eurodad.org/articles/default.aspx?id=682

En espagnol: http://www.eurodad.org/uploadstore/cms/docs/BID_deuda_condonación_final_es.pdf

En français: http://www.eurodad.org/uploadstore/cms/docs/JusticepourlALpourannulerlesdettesduBIDfév06.doc

Rencontres annuelles de la BID: du 3 au 5 Avril 2006 à Belo Horizonte, Brésil. Pour toute information concernant l'inscription, l'organisation et le programme, consulter : www.iadb.org





ACTION: Jubilee Debt Campaign rédige une lettre au Ministre des Finances britannique sur le remboursement du Nigeria dans le cadre de l'Accord du Club de Paris

Lettre à Gordon Brown sur le remboursement du Nigeria dans le cadre de l'Accord du Club de Paris

Jubilee Debt Campaign, Royaume-Uni

Pour plus d'informations (en anglais), consulter : http://www.jubileedebtcampaign.org.uk

Voir aussi le document d'Eurodad sur l'Accord du Nigeria avec le Club de Paris: http://www.eurodad.org/articles/default.aspx?id=672





ANALYSE: Prêts ‘Illégitimes’ : les prêteurs, et non les emprunteurs, sont les responsables. Article de Joseph Hanlon

Prêts ‘Illégitimes’: les prêteurs, et non les emprunteurs, sont les responsables.

Article complet (en anglais) : www.open.ac.uk/personalpages/j.hanlon/3WQ_illegitimate_debt.doc


: Press Statement on the Jakarta "Tsunami Summit" - Jan. 7, 2005
Posted on 2005/1/18 12:40:39 (839 reads)

FORUM-ASIA welcomes the agreements reached at the Jakarta ‘Tsunami Summit” held on January 6, 2005. We note with positive hopes, the appointment of a Special Representative of the UN Secretary General to mobilize international relief support as a positive step towards more “concerted efforts, spurred by spirit of compassion and sacrifice and endurance”.

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: A qui profite l'aide alimentaire?
Posted on 2004/12/2 11:38:31 (842 reads)

Il y a quelques jours, j'ai fait un tour du côté de la grande mosquée de Ouagadougou, là où se trouvent la plupart des grossistes qui commercialisent le riz. Je n'ai pas trouvé de riz burkinabè. Je demandais la provenance des différents sacs qui se trouvaient exposés devant un magazin, quand un vendeur me dit : "Nous avons aussi du riz qui vient du Japon." Il décolle une étiquette et il me la donne. C'est celle que vous voyez ci-dessus, à gauche.

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: Commerce NON équitable: LE COTON
Posted on 2004/11/18 13:18:24 (942 reads)

Commerce NON équitable: LE COTON
Agir aux niveaux local et international


Document de Référence CIDSE/Caritas Internationalis

Lors d'une initiative qui fera date, des pays d'Afrique de l'Ouest producteurs de coton : le Mali, le Burkina Faso, le Bénin et le Tchad - quatre des dix pays les plus pauvres du monde - ont instamment demandé aux membres de l'Organisation mondiale du commerce de reconnaître et de réduire les inégalités existant au sein du système commercial mondial...

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