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Dans la vallée du fleuve Sénégal, l’agriculture perd le quart de ses financements

Les fonds mobilisés pour la campagne agricole de saison sèche chaude 2018 dans la vallée du fleuve Sénégal par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal ont chuté de 25,5% à la fin du premier trimestre par rapport à la même période en 2017. Ils se sont établis à 8,1 milliards de francs CFA.

Le financement cumulé mobilisé pour la production agricole dans la vallée du fleuve Sénégal par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) a connu une baisse de 25,5% à fin mars 2018 par rapport à la même période l’année dernière. D’après la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) du Sénégal qui a publié ces chiffres, le financement à la fin du Premier ministre 2018 s’est établi à 8,1 milliards de francs CFA soit environ 14,4 millions de dollars.

« Cette situation est principalement attribuable au retrait du financement des intrants (moins 22,6%), à quelque 8 milliards de CFA, en phase avec le repli des demandes retenues (946 contre 1 203 en 2017) », expliquent les analystes de la DPEE.

Le département public qui a en outre indiqué que les prêts accordés pour le matériel n’ont concerné que Matam (nord) et Bakel (est) pour 48 millions de francs CFA, contre 465 millions de francs CFA en 2017, soit une baisse bien considérable de 89,6%. Conséquence : les superficies retenues en 2018 constituent un total de 23 557 hectares. On note ici une baisse de 22,5% par rapport à la même période l’an dernier, ajoute la DPEE.

Concernant la saison sèche froide 2017-2018, la direction gouvernementale a noté également des replis des niveaux de financement de 12,8% et des superficies de 17,4% comparativement à la saison 2016-2017.

La DPEE indique que le financement retenu pour la saison actuelle s’établit à 1,7 milliard de francs CFA (3,1 millions de dollars), alors que la superficie retenue est de 2 113 hectares. Ces prévisions prennent en compte l’engouement des producteurs pour la culture de riz au détriment des autres spéculations de saison sèche froide, précise-t-on à la DPEE.

latribune.fr

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