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Ferme Sophia : une source d’autonomisation de Tapsoba Honorine Marie Sophia

L’activité agricole occupe une place importante pour les femmes. Tapsoba Honorine Marie Sophie est comptable de profession à la caisse nationale de sécurité sociale et possède son propre champ. Elle réalise ses ambitions, grâce à ce champ libre de toutes tracasseries financières. Mais elle fait face à quelques difficultés qu’elle essaye tant bien que mal de surmonter.

« Quatre-vingts pour cent de la production alimentaire du pays seraient assurés par les femmes qui compteraient pour 75% dans la main d’œuvre agricole du pays » disait Laure Zongo/Hien, ex ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille à l’occasion de la 19ème édition de la Journée mondiale de la femme rurale célébrée au Burkina Faso disait que. En effet, au Burkina Faso, les femmes sont présentent dans tous les secteurs d’activités. Entre autre la couture, la coiffure, l’enseignement, l’industrie et l’agriculture. Parlant du secteur agricole nous avons fait la connaissance de Marie Sophie comptable à la caisse nationale de sécurité et propriétaire d’une ferme. Pour visiter la ferme Sophia nous nous sommes rendus à Hounda localité situé à quelques encablures de Ouagadougou. Il est environ 10h du matin lorsque nous foulons les parvis de la ferme. Au premier regard, une ferme à verdure éclatante. Papayers, moringa, gombo, citronnelles, maïs, carottes, tomates piments, bananes, choux et menthes sont cultivés sur une superficie de sept hectares. Selon Tapsoba Honorine Marie Sophie l’idée de prendre un champ est un projet qui lui tenait à cœur depuis très longtemps car elle envisageait à travers le champ venir en aide aux enfants démunis. Plus tard cette idée a été accentuée grâce au rêve de sa fille qui lui disait à chaque fois qu’elle aime les plantes.

Avant l’hectare coutait 650 000FCFA

Sur le continent africain, les femmes possèdent moins d’1% des terres. Parmi cette infime proportion Marie Sophie possède à elle seul un champ d’une superficie de sept hectares qu’elle ambitionne élargir afin de garantir l’avenir de sa progéniture. « Lorsque j’achetais ce terrain, il coutait 650000f l’hectare, aujourd’hui nous ne pouvons pas avoir l’hectare à moins de 1 million 100 milles et après l’hectare coutera combien ? » s’interroge-t-elle. Pour entrer en possession de son champs, marie Sophie a été confrontée à des difficultés. Parmi ces difficultés elle relève la mauvaise foi des propriétaires terriens qui vendent leur domaine et les réclament plus tard lorsqu’ils constatent que le domaine vendu pouvait leurs être profitable. Dans l’exploitation une difficulté s’impose. Il s’agit du manque de personnelle. « Les idées existes mais la main d’œuvre est presque inexistante. La jeunesse aujourd’hui ne veut plus travailler dans les champs » explique-t-elle. Une autre difficulté, la cherté du compost et le coût exorbitant de son transport de la ville au site de la ferme. « Nous cultivons bio et la culture du bio nécessite absolument du compost. » Pour remédier la dernière difficulté, dame Taspoba a décidé d’adjoindre l’élevage à l’agriculture. Pour cela nous avions trouvé sur le site des dinons, des poulets.

Tapsoba Sophie souhaite à l’avenir que ses enfants ne se contentent pas uniquement des diplômes obtenu à l’école. Elle veut les voir un jour emboiter ses pas. A cet effet, elle recommande fortement au jeune d’avoir l’esprit entrepreneurial tout en donnant un conseil quelle juge très indispensable. « L’entreprenariat dans le domaine agricole nécessite la présence régulière de la personne intéressée. On ne peut pas faire l’entreprenariat en agriculture avec les mains dans les poches » affirme Sophie. Pour le moment deux employés et un stagiaire travaillent avec Sophie .Elle gagne suffisamment sa vie grâce à cette activité car elle arrive à subvenir aux besoins de sa famille.

Mireille bailly

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