Innovations et Réseaux pour le Développement
Development Innovations and Networks
Innovación y redes para el desarrollo

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Courrier des lecteurs

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Des nouvelles d’un ancien partenaire, Ousmane FALL

Je m’appelle ousmane ben fall originaire du senegal ayant connu l’ired depuis sa naissance et son fondateur M Fernad Vincent qui m’ apporté beaucoup de soutien dans ma vie.

Actuellement je suis en f(rance depui 6 ans et ma vie a été le mouvement associatif et le restra jusqu’ à mes dernieres munites de vieJe suis aller aujourdhui même chercher dans le net et je suis tombé sur la bonne adresse ,je voudrai renouer relation et contact avevc L’ IRED qui fait parti de ma vie:mon numéro de téléphone 0033618805937 je suis impatient de recvoir de vos nouvelles.
Amicalement mes salutations et aimerai birenavoir les nouvelle de ntre cher Fernand à bietôt j’espère

Je suis à Nice depuis 3 ans et en france depûis 6 ans et voudrai par rapport à mon expérience dans mouvement associatif au senegal et monde des ong et je pensai avec votre appui m’aider à écrire un livre avec votre collaboration sur cette expérience de plus 16 ans retrasser tout celà ;mais avec un homme d’expérience et vérité comme vous,car je sais d’avance que ce livre ne va pas trop plair à certaines personnes de la FONGS surtout et de l’ASCAW .
Je veux celà reste confidenciel jusqu’à l’apparution s’il bien sûr livre actuellement ,j’ai une personne avec qui ,je voulais faire le livre ,mais il n’a aucune expérience avec le senegal ni avec le mouvement associative et ,je ne veux pas écrire n’importe quoi.
Normalement,je devais prendre mon congé pour les 15 jours me restant,mais j’attends de pouvoir vous rencontrer pour azvoir un plan pour mon livre et de commencer à écrire une foi,le contact établi le reste selon le plan que vous aurez à me proposer si toutfoi vous êtes d’accord pour parrainer ce livre et être mon guide pour ne pas dire professeur.
Je vous remercie d’avance tout en pensant que vous m’orienterai sur la nouvelle route que ,je veux prenter ,mais sur cettefoi-ci sans trop épines.
SALUT

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Cherche partenaire pour lutter contre le SIDA

Association d’Entraide et de Conseils pour la Réduction de la Pauvreté
Assistance à l’Education et à la Formation des Enfants non Scolarisés, Lutte contre les IST et le VIH/SIDA (Prévention, Education et Formation) Tontines-Dépôts à terme – Mini-crédit aux femmes ou groupement de femmes

A

Monsieur le Directeur Général
Objet : Demande de partenariat

Monsieur,
Dans le but d’apporter leur contribution à la lutte contre la pauvreté des couches vulnérables de notre société (femmes, jeunes, handicapés etc.) et de combattre le fléau du siècle qu’est le VIH/SIDA, des cadres béninois ont convenu de la création de l’Association d’Entraide et de Conseils pour la Réduction de la Pauvreté (AEC- ONG).
L’AEC a pour objectifs :
-  Sensibiliser et Informer les populations à la base dans les domaines de la prévention du SIDA et des MST (Maladies sexuellement transmissibles)
-  Promouvoir la Scolarisation des jeunes filles et inviter les populations féminines à l’éducation de base
-  Apporter une Assistance Technique et Financière aux femmes lors de la création ou du renforcement d’une activité génératrice de revenus.
Depuis sa création, l’AEC a de nombreux acquis sur le terrain à travers les activités ci-après :
-  L’appui aux activités génératrices de revenus (AGR) des femmes par le développement de la Micro -Finance (l’AEC a aujourd’hui 1016 clients femmes soit 254 regroupements de 04 femmes).

-  La sensibilisation des couches vulnérables contre les IST et le VIH /SIDA c’est pour renforcer les activités de l’AEC et conforter les acquis sur le terrain, que nous voudrions solliciter le partenariat de votre Institution.
Par ailleurs, nous vous serions très reconnaissant de contacter pour nous d’autres Institutions dont l’objectif cadre bien avec ceux de l’AEC – ONG.
Rassuré d’avance de votre entière disponibilité à collaborer avec l’AEC- ONG, nous vous prions de recevoir ici, l’expression de notre franche et fructueuse collaboration.

Le Président du Bureau Exécutif,

Félicien C. NICOUE

SIEGE : ABOMEY-CALAVI - SAINT LOUIS - 072 B.P. 18 FIFADJI (REP. DU BENIN. AFRIQUE DE L’OUEST)
FAX : 00( 229) 21 38 29 55 TEL (229) 97.69 37 65 / E-mail : aecong00@yahoo.fr Journal Officiel N° 15 du 1er/08//05
N° 2005/0398/DEP-ATL-LITT/SG/SAG-ASSOC : COMPTE BANCAIRE N° 000383040101 BANQUE REGIONALE DE SOLIDARITE BENIN –
Site Web :
http://ongaec.ifrance.com

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La rencontre du Réseau INAISE sur le financement alternatif

Version française
Dear all,

INAISE, International Association of Investors in the Social Economy, is organising its annual conference "Innovation for Social Finance" on 1-2 June, 2006, in San Sebastian, Spain. The conference is organised in collaboration with Fiare.

The programme and registration form are available on the web http://www.inaise.org and on the conference website www.inaise2006.org

The number of participants is limited, please register on time... and book your hotel before May 05

Overview of the programme :

Opening of the conference by Carlos Ballesteros, University of Comillas, and Esteban Barroso, Managing Director of Triodos Bank
Round tables on different topics
Field visits including a visit to MCC Mondragon
Workshops
From microfinance to social banking, new tools to finance development
The problem of housing in Europe : financial tools to allow disadvantage people or joint effort to invert the process ?
Financing small scale renewable energies
Social inclusion– in the wake of globalisation, more and more people are becoming informal, casual, temporary or home-based workers. How can INAISE members serve these groups ?
Production and consumption, financing organic production and fair trade.
You will find the detailed programme on Inaise website www.inaise.org and information on accommodation and registration on the conference website www.inaise2006.org

I look forward to meeting you in San Sebastian
Viviane Vandemeulebroucke

Bonjour,

"Innovation pour le secteur de la finance sociale" tel est le thème de la conférence internationale organisée cette année par INAISE, Association Internationale des Investisseurs dans l’Economie Sociale, et qui aura lieu à San Sebastian (Espagne) les 1er et 2 juin.Cette conférence est organisée en collaboration avec Fiare.

Le programme complet ainsi que l’inscription en ligne sont disponibles sur notre site web http://www.inaise.org et sur le site de la conférence www.inaise2006.org

Le nombre de participants est limité. Inscrivez-vous à temps et réservez votre hôtel avant le 5 mai....

Aperçu du programme :

La conférence sera introduite par Carlos Ballesteros, Université de Comillas, et Esteban Barroso, Directeur général de la banque Triodos
Tables rondes sur trois thèmes différents
Visites de projets dont une visite au groupe MCC à Mondragon
Ateliers
De la micro finance à la finance sociale, de nouveaux outils de financement du développement.
Le problème du logement en Europe : des outils financiers pour les personnes défavorisées ou efforts coordonnés pour une lutte commune ?
Financer l’énergie renouvelable à petite échelle
Insertion sociale – face à la globalisation de plus en plus de personnes sont confrontées à un problème d’emploi temporaire, précaire … Comment les membres d’INAISE peuvent-ils aider ces personnes ?
Production et consommation, le financement de l’agriculture biologique et du commerce équitable.
Toutes les informations pratiques sur les hôtels et le lieu de la conférence ainsi que le programme détaillé et le formulaire d’inscription en ligne sont disponibles sur le site web de la conférence www.inaise2006.org ou via le site web d’inaise www.inaise.org
Dans l’attente de vous rencontrer à San Sebastian, je vous adresse mes sincères salutations.

Viviane Vandemeulebroucke
coordinatrice

The next Inaise conference will take place in San Sebastian, Spain - 1 & 2 June, 2006

Information on the members ? the publications ? New Events ? Visit our website www.inaise.org

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INAISE
Chaussée de Charleroi 51B
B-1060 Brussels
Belgium
tel (32-2) 234.57.97
fax (32-2) 234.57.98
e-mail : inaise@inaise.org
Web site : www.inaise.org
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INAISE is a registered not for profit international association
reg. number 456333728

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Dialogue citoyen au Congo

Dialogue Citoyen

Bulletin mensuel gratuit du Programme Dialogue Citoyen

Organe d’information et d’expression des acteurs de la société civile N°13 de Mars 2006

��Editorial

Une occasion à ne pas
manquer
Le Congo a atteint le point de décision.
Si les conditionnalités imposées par la
Banque mondiale et le FMI sont
respectées et que les fonds vautours
ne grignotent pas nos revenus, notre
pays pourra espérer des lendemains
meilleurs. Toutes les forces vives de la
nation doivent se mobiliser pour
soutenir la volonté manifeste des
gouvernants de changer les pratiques
récurrentes de mauvaise gestion tant
décriées.
C’est un chantier nouveau pour les acteurs de la société civile
congolaise. Celle-ci doit désormais assumer sa fonction de veille
de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption. Sur ces
sujets nous devons aller en rangs serrés. Au Programme Dialogue
Citoyen, nous considérons cet engagement comme un service
citoyen à rendre à un pays en détresse.
Les acteurs de la société civile doivent peut-être commencer par
s’imprégner et vulgariser le contenu de la loi de finances 2006,
ensuite mettre en place des mécanismes de suivi, notamment du
volet " investissements par secteur " et plus particulièrement des
dépenses pro pauvres ; enfin, affûter les outils d’évaluation en
terme d’impact sur les conditions de vie des Congolais.
Dans cet esprit, les initiatives de la société civile visant
l’appropriation du Mécanisme africain d’évaluation par les Pairs
(MAEP), des stratégies de réduction de la pauvreté, de la
transparence des industries extractives, doivent être saluées et
soutenues. Cet appel est lancé en direction de tous les partenaires
du Congo.
Avec le temps qui court, une société civile, contre-poids et force de
propositions, est plus qu’un phénomène de mode. Or, c’est une
exigence vitale pour le Congo. Que ceux qui s’y engagent
prennent conscience que les choses ne changeront pas toujours
par la " bonne volonté " des gouvernants ; que le mal est profond
et que les habitudes, surtout les mauvaises, comme les nôtres, ont
la peau dure.
Jean - Pierre BITEMO
Les “fonds vautours” dans le
sillage du pétrole congolais
En accédant au point de décision
lui permettant de facto d’entrer dans
l’initiative pour les pays pauvres très
endettés (PPTE), la République du
Congo vient de faire certainement
un bond très important. Ce parcours
n’a pas été sans atermoiements ni
difficultés. A plusieurs reprises et à
défaut d’être recalé, le Congo a vu
ses chances s’effriter de plus en
plus, à cause de la rigidité de ses
partenaires qui ne voulaient pas
céder sur la base de données
encore moins convaincantes. Les
propos acerbes du président de la
Banque mondiale, Paul Wolfowitz,
en février dernier, ont failli sonner le
glas de l’espoir des Congolais de
voir leur dette effacée. Sans garder
sa langue dans la poche, Paul
Wolfowitz a très sèchement
pourfendu le pouvoir congolais sur
sa gestion du pétrole et opposé son
refus catégorique de voir ce pays
accéder à l’initiative PPTE.
Heureusement pour le Congo, le
Conseil d’administration de la
Banque mondiale est allé à contrecourant
de son président, en faisant
admettre ce pays au point de
décision. Le Fonds monétaire
international (FMI) vient tout juste de
corroborer cet acquiescement
quand il s’est agi à son tour de se
prononcer sur le cas du Congo,
ouvrant ainsi la voie de l’IPPTE à ce
pays.
Mais comment en est-on arrivé là ?
L’histoire nous renvoie à cet épisode
abracadabrant de la déclaration
gouvernementale qui parlait des
revenus pétroliers "sécurisés
quelque part " pour juste échapper
aux appétits démesurés, semble-t-il,
des "fonds vautours". Ceux-ci sont
des multinationales très rusées et
puissantes qui ont autrefois causé
du tort au Congo en grattant ses
fonds de tiroir, à cause des deals
compliqués.
Voici que ces fonds vautours
marquent un pas important sur la
désormais célèbre transparence
dans la gestion des ressources
pétrolières au Congo. "Nous ne
voulons pas donner l’argent des
pauvres aux fonds vautours",
déclarait le président Denis Sassou
Nguesso, lors de son dernier
passage à Paris, au début de ce
mois. Le président congolais justifiait
ainsi un geste que d’aucuns avaient
trouvé, peut-être, trop soupçonneux
mais destiné surtout à déjouer ces
redoutables fonds vautours. Ces
derniers, selon le président,
n’avaient d’ailleurs pour rôle que de
chercher des proie faciles. " Ils leur
tombent dessus et les mangent ".
C’est le cas du Congo-Brazzaville,
une proie si alléchante grâce à ses
riches ressources naturelles comme
le pétrole et le bois.
La peur que suscite les fonds
vautours à certains Etats comme le
Congo tient certainement à leur
implacabilité, voire leur cynisme
dans leur façon de demander les
comptes. En effet, comme le
souligne Xavier Harel dans son
article publié dans le journal français
LATRIBUNE, du mardi 14 mars, " la
méthode des fonds vautours est
toujours la même : racheter sur le
marché secondaire la dette d’un
pays ayant fait défaut pour une
fraction de sa valeur puis obtenir
d’un tribunal qu’il reconnaisse la
validité de la créance (…). Si l’Etat
refuse d’honorer sa dette, les fonds
procèdent à des saisies à l’extérieur
du pays (cargaisons de pétrole,
immeubles, comptes bancaires).
Les fonds peuvent ainsi multiplier
par deux ou cent leurs mises
initiales". Selon certaines
estimations, ces fonds vautours
seraient détenteurs de 500 à 900
millions de dollars de dette du
Congo. Les plus connus et les plus
actifs d’entre eux sont Kensington
International, FG Hemisphere et
Walker. Selon Xavier Harel, ces
fonds vautours ont engagé un
intense lobbying auprès du FMI et
de la Banque mondiale pour bloquer
l’accès du Congo à un allègement
de dette dans le cadre de l’IPPTE.
Une façon pour eux de pousser les
autorités congolaises à négocier.
S’il y a eu entre temps quelques
révélations montrant la mauvaise
gestion du pétrole du Congo, ou
encore sur quelques fastes des
autorités de ce pays, c’était tout juste
pour influencer la décision que les
bailleurs de fonds s’apprêtaient à
prendre sur ce dernier. Déjà le FMI
qui pilote l’initiative PPTE a
repoussé à quatre reprises le point
de décision du Congo-Brazzaville
pour finalement le lui accorder le 8
mars dernier. Mais, comme le
précise notre confrère de LA
TRIBUNE, " les institutions de
Bretton Woods ont
considérablement renforcé leurs
exigences. L’argent du pétrole
trouvera peut-être plus facilement
son chemin jusque dans les caisses
du Trésor. Les secteurs de la santé
et de l’éducation ne s’en trouveront
pas plus mal ". Dans ce cadre, la
Banque mondiale exige que la
société civile soit mieux représentée
au sein du comité national de lutte
contre la pauvreté. En voyant le
Congo accéder au point de décision,
après de très longues négociations,
la Banque mondiale a appelé ce
pays à renforcer la transparence
dans la gestion de ses revenus
pétroliers, à mettre fin au conflit
d’intérêts au sein de la Société
nationale des pétroles du Congo
(SNPC) et à élaborer un plan
national contre la corruption.
C’est ce qui amène Xavier Harel à
affirmer que, grâce finalement aux
fonds vautours, " le Congo va devoir
jouer la carte de la transparence sur
la gestion de sa rente pétrolière pour
espérer un allègement de 5,5
milliards de dollars de dette sur un
total de 9,2 milliards. Une aubaine
pour les Congolais qui n’ont jusqu’ici
guère bénéficié de la manne
pétrolière ".
Hugues KOUDIMBILA
Qu’est-ce que l’IPPTE ?
L’initiative pays pauvres très endettés (IPPTE) a été lancée en 1996.
Pilotée par le Fonds monétaire international (FMI), elle vise à alléger
la dette des pays pauvres. Sur 42 pays éligibles, 29 Etats, dont le
Congo, ont été jusqu’ici qualifiés. Mais 18 d’entre eux en ont
effectivement bénéficié. L’initiative se déroule en deux temps. Pour
accéder au point de décision (première étape), le pays éligible
s’accorde avec le FMI, qui pilote l’initiative, sur un programme de
réduction de la pauvreté. Il est alors mis sous surveillance par ses
créanciers. S’il tient ses engagements, en matière de gestion des
finances publiques notamment, il obtient alors le point dit
d’achèvement, sésame pour une annulation définitive de sa dette.
Paul Wolfowitz
Président de la Banque mondiale
L’eau pour tous reste impossible
A l’occasion de la journée mondiale
de l’eau célébrée ces temps-ci,
l’Afrique présente un tableau des
moins optimistes. A Mexico où s’est
tenu récemment le 4e Forum
mondial de l’eau, il s’est avéré que
l’Afrique a besoin d’énormes
investissements dans ce secteur.
En effet, ce continent exploite
seulement 3% de son potentiel
hydroélectrique alors que 6% de
ses terres cultivées sont irriguées.
Selon le rapport intitulé “le
développement des ressources en
eau en Afrique” publié au cours de
ce Forum par la Banque africaine
de développement (BAD),
seulement 3,8% des ressources en
eau sont exploitées pour
l’alimentation en eau, l’irrigation et
l’hydroélectricité.
Actuellement, près de 300 millions
de personnes en Afrique n’ont pas
accès à une eau propre, près de
313 millions n’ont pas accès à
l’assainissement et plus de 88
millions de personnes souffrent de
malnutrition. Un investissement
annuel de 4,7 milliards de dollars
américains est requis pour assurer
la sécurité alimentaire en Afrique et
près de 20 milliards de dollars
américains sont nécessaires pour
que les pays africains atteignent les
objectifs de la vision pour l’eau en
2025. Pourtant, comme le souligne
le rapport, le volume du soutien
financier et technique engagé
jusqu’à présent est loin d’atteindre
ce qui est requis et comporte pour
la plupart des promesses qu’il reste
à honorer.
Source :
Sabrina Hadjadj Aoul, Banque africaine
de développement
E.mail : sabrinahadjadj@hotmail.com ou
s.hadjadjaoul@afdb.org
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Dialogue Citoyen 13 �� Mars 2006 �� Page 2
Des journées thématiques pour
renforcer le DSRP-final
Le Document de stratégie pour
la réduction de la pauvreté
(DSRP), en cours d’élaboration,
doit être le résultat d’un processus
participatif bénéficiant des
contributions de tous les acteurs de
développement, voire toute la
société congolaise. C’est le principal
motif des journées thématiques qui
ont eu lieu du 8 au 10 février, à
Brazzaville, pour examiner les 25
rapports d’études thématiques
réalisées par des consultants
locaux, relatives à l’élaboration des
stratégies sectorielles du DSRPfinal.
Ces journées thématiques
ont connu la participation des
représentants des
départements ministériels, de la
société civile (dont 8 membres
des Plates-formes thématiques
du Programme Dialogue
Citoyen), du secteur privé, du
Parlement et des partenaires au
développement impliqués dans
la formulation et la gestion des
politiques économiques et
sociales. Après la cérémonie de
lancement des travaux sous la
présidence de Jean-Baptiste
Ondaye, directeur général du
plan et du développement,
secrétaire technique permanent
du Comité nationale de lutte
contre la pauvreté, huit (8)
groupes thématiques ont été
constitués et affectés dans les
ministères de l’administration du
territoire, des finances et de
l’économie, de l’économie
forestière, de l’agriculture, du
plan et au Comité national de
lutte contre le Sida (CNLS).
Après une analyse profonde
des 25 rapports au programme,
les groupes thématiques les ont
adoptés après y avoir apporté
quelques amendements.
Ensuite, chaque groupe
thématique a dégagé un plan
d’action suivant la note
d’orientation stratégique
proposée. Ces plans d’action
ont fait ressortir l’état des lieux
et l’analyse du lien des
thématiques avec la pauvreté,
les objectifs à atteindre dans le
secteur, les stratégies et
priorités d’intervention, la mise
en oeuvre, le suivi-évaluation et
l’esquisse budgétaire sur cinq
(5) ans.
Pour permettre la réalisation de
la première étape de validation
des notes d’orientation, les
journées thématiques se sont
poursuivies les 23, 24 et 25
février, toujours à Brazzaville,
mais sous la houlette, cette foisci,
de Pierre Moussa, ministre
d’Etat, ministre du plan, de
l’aménagement du territoire, de
l’intégration économique et du
Nouveau partenariat africain
pour le développement
(NEPAD). C’est ainsi que les
notes d’orientation stratégique
et les matrices des huit (8)
groupes thématiques ont été
adoptées.
La mise en évidence d’une
approche plurielle de lutte
contre la pauvreté devra
nécessairement permettre au
Congo de se doter de nouvelles
stratégies dont la mise en
oeuvre pourra réellement
répondre aux vraies attentes
des populations pauvres.
Lilian Laurin BARROS
Référent méthodologique au
Programme Dialogue Citoyen
Fonctionnement des plates-formes thématiques
Le guide du délégué d’une OSC dans une PFT
Le Programme Dialogue Citoyen
est par excellence l’un des cadres de
concertation de plusieurs acteurs de
la société civile congolaise,
notamment à Brazzaville et Pointe-
Noire. Dans son dispositif
opérationnel, plusieurs
organisations de la société civile
(OSC) participent à sa mise en
oeuvre au sein des plates-formes
thématiques (PFT) où s’opère un
travail de réflexion et de production
collectives sur les secteurs de
développement.
Le vrai délégué devrait être
celui qui sait faire profiter au
maximum à la structure
mandataire les fruits de cette
représentation.
La participation régulière aux
activités des PFT est la marque
ou l’expression de l’engagement
de l’OSC au programme.
L’engagement se traduit par le
devoir de l’OSC de faire le point
avec son délégué sur les fruits
de la participation, les avancées
constatées, les contraintes
engendrées, etc.
La participation régulière de ce
dernier aux activités du PDC
comme les réunions
hebdomadaires des platesformes
thématiques (PFT) est
très importante. Non seulement
le délégué participe aux
activités de ces PFT, mais il
s’oblige surtout à rendre compte
de sa délégation à son OSC. Le
délégué prend au moins un jour
dans la semaine ou dans le
mois pour présenter à sa
structure d’origine son compterendu.
Il met en place un calendrier de
restitution interne. Fait un petit
rapport sur le niveau de
participation de l’OSC au PDC.
Il organise à cet effet des
réunions de restitution sur le
PDC. Ce sont des activités
internes à chaque OSC qui lui
permettent de se tenir au courant
de sa participation. Il est
indispensable que ces réunions
soient organisées en
concertation avec les membres
de l’organe dirigeant de la
structure.
Enfin, un compte rendu de la
réunion doit être écrit puis
archivé.
Reiye GANDZOUNOU,
membre du Comité de
pilotage du PDC
Un séminaire de
recyclage pour le CCOD
Le Conseil de concertation des
ONG de développement (CCOD)
vient de faire son autopsie au cours
d’un atelier de réflexion du 1er au 2
mars, dans la salle de conférence
du Forum des jeunes entreprises du
Congo. De cette analyse facilitée par
l’expert de la République
démocratique du Congo (RDC),
Modeste Zihindula, consultant de
l’Organisation néerlandaise de
développement, en sigle SNV, il
ressort qu’après une faste période
d’enfance, le CCOD n’a fait que du
surplace pendant longtemps.
De nombreux outils ont été mis à la
disposition des participants pour
qu’ils ne ratent pas les deux objectifs
de l’atelier, à savoir : contribuer au
renforcement du CCOD en tant que
collectif d’ONG pour les trois années
à venir et servir de support pour le
contenu du protocole d’accord en
appui-conseil, entre le CCOD et la
SNV.
Que ce soit en plénière ou en atelier,
la réflexion a tourné autour des
thèmes tels que le cycle de vie d’une
organisation, les effets du
renforcement organisationnel,
"l’institutiogramme", l’environnement
institutionnel, etc. Ce sont des
termes techniques pour lesquels
Modeste Zihindula a pris tout le
temps d’expliciter par des scénarios
vivants tirés d’expériences réelles
des institutions d’appui au
développement, tant en Afrique que
dans le monde.
En deux jours d’expression et
d’apprentissage, les délégués des
ONG membres du CCOD ont pu se
faire une idée du niveau de
croissance de leur collectif. C’est
ainsi qu’en se basant sur les 9
étapes du cycle de croissance d’une
organisation (enthousiasme,
enfance, allez-y, adolescence,
maturité, maturité dépassée,
aristocratie, pré bureaucratie et post
bureaucratie), les participants ont
classé le CCOD entre la 2e et la 4e
étape avec l’ambition exprimée de
courir désormais vers la maturité qui
est la 5e étape et la plus haute aussi.
A la clôture, les participants ont
unanimement admis qu’ils venaient
de bénéficier, par cet atelier, d’une
formation solide. Résolution a donc
été prise d’aller restituer ces
précieuses connaissances auprès
des ONG membres du CCOD.
Laurent Florent NKOUNKOU
Secrétaire général de
l’Association Terre et Village
(ATV)
Les plates-formes thématiques
(PFT) de Brazzaville et de Pointe-
Noire ont entamé la seconde phase
des enquêtes de terrain. Le 18 mars
dernier à 10 heures, la coordination
du Programme Dialogue Citoyen et
les animateurs des PFT se sont
réunis sous la présidence de Jean
Pierre Bitemo, coordonnateur, pour
examiner le plan de mise en route
des enquêtes sur le paludisme,
l’accès à l’eau potable, l’assistance
judiciaire et la médecine scolaire.
L’objectif de ces enquêtes est de
valoriser et de finaliser les
productions collectives de la phase
pilote du Programme. Le plan,
soutenu par l’ensemble des
participants, a prévu le démarrage
des enquêtes le 21 mars à
Brazzaville et, à partir du 23 mars, à
Pointe-Noire comme dans les
localités de Mbanza-Ndounga,
Dolisie, Loutété, Sibiti, Nkayi,
Gamboma, Djambala, Oyo,
Makoua, Mossaka et Ouesso. Au
cours de ces enquêtes
sociologiques, les plates-formes
thématiques s’appuieront sur la
collaboration des acteurs locaux
pour la réalisation des enquêtes à
l’intérieur du pays.
Ces données collectées pourront
nous permettre de faire un état des
lieux sur l’accessibilité des pauvres à
la justice et à l’eau potable, sur la
lutte contre le paludisme et sur la
pratique de la médecine en milieu
scolaire. Cette vision globale des
thématiques étudiées permettra de
dégager des stratégies et des
priorités d’intervention pour le
secteur désigné, ainsi qu’à la
constitution des dossiers pertinents
deplaidoyer.
Lilian Laurin BARROS Créée en 1994, à Ouesso, dans
le département de la Sangha,
Sangha assistance médicale
(SAM), est une ONG qui vise à
apporter un appui multiforme
aux communautés de base, de
façon à les aider à vivre dans un
cadre décent. SAM intervient
dans les domaines de
l’éducation, du développement
socio-économique, la santé et
l’assainissement.
Sur ce dernier volet, Sangha
assistance médicale organise
chaque année des journées
dénommées " Santé Plus " qui
consistent à déparasiter les
enfants et leurs parents,
procède à la promotion des
produits pharmaceutiques à bas
prix, incite la population à faire
le bilan de santé à travers les
examens médicaux dans son
centre de santé. En dehors de
la ville de Ouesso, SAM dispose
d’un centre de santé et des
points de vente de
médicaments à Pokola. Pour
lutter contre le paludisme, SAM
fait la promotion de la
moustiquaire imprégnée. A cet
effet, elle dispose d’une unité
qui s’occupe de l’imprégnation
des moustiquaires.
En matière d’éducation et avec
l’appui de l’Union européenne et
de Sangha France assistance
internationale (SFAI), SAM a
ouvert une bibliothèque
publique contenant 4. 437
ouvrages toutes disciplines
confondues, ce qui donne la
possibilité aux élèves de la ville
de Ouesso de bien apprendre.
SAM coopère avec Sangha
France Assistance
Internationale, une ONG basée
en France, composée des natifs
de Ouesso. SAM est utilisé
comme une ONG d’appui dans
le Projet TONGA MBOKA, ONG
d’encadrement dans la mise en
oeuvre du Programme de lutte
contre le SIDA, il se charge
aussi de la diffusion du bulletin
Dialogue Citoyen initié par le
Programme Dialogue Citoyen.
Clotaire NSILOULOU
LOUBELO
La SAM apporte son assistance
dans la Sangha
Programme Dialogue Citoyen
Les enquêtes de terrain
sont lancées
Les animateurs des PFT en phase préparative
pour les enquêtes de terrain
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D I A L O G U E C I T O Y E N
Bulletin mensuel gratuit du PROGRAMME DIALOGUE CITOYEN
Directeur de publication : Paul KAMPAKOL
Directeur de la rédaction : Jean Pierre BITEMO
Secrétaire de rédaction : Hugues KOUDIMBILA
Ont collaboré dans ce numéro : Bled-D. LOUZALA, Clotaire LOUBELONSILOULOU,
Reiye GANDZOUNOU, Laurent Florent NKOUNKOU,
Lilian Laurin BARROS.
Réalisation : Service Communication du Forum des Jeunes
Entreprises du Congo (FJEC)
PAO : Ruffin Georges TOUADI
Atelier : CAP/FJEC
Impression : IMPRIMERIE PRESSE AUGUSTE
PROGRAMME DIALOGUE CITOYEN
B.P : 13.700 - Tél. : (242) 675.55.96 - E.mail : prodiap@yahoo.fr
Site :
www.fjec.org
Un organe d’évaluation pour les
pays africains
Expliquer le Mécanisme africain
d’évaluation par les Pairs
(MAEP) et faire une restitution
des travaux d’Addis Abeba, en
Ethiopie, qui ont eu lieu sur le
même sujet, en janvier dernier,
telles étaient les principales
raisons de la tenue du
séminaire-atelier sur le MAEP
dont les travaux se sont
déroulés ce jeudi 9 mars, à
Brazzaville, sous la conduite
d’André-Eugène Osseté,
coordonnateur du Comité de
liaison des ONG du Congo
(Clong-Congo). L’organisation
de ce séminaire a reçu le
soutien financier du Partenariat
Afrique Canada (PAC). Des
représentants de plusieurs
ONG et Associations, tout
comme ceux relevant des
secteurs privés et autres, ont
vivement débattu des questions
liées à ce processus
d’évaluation. Celui-ci comporte
plusieurs avantages dont le
principal est d’hisser les pays
africains à un bon niveau de
gouvernance politicoéconomique
et entreprenariale,
gage d’une bonne croissance
socio-économique, laquelle
garantit inexorablement
l’intégration à l’économie
mondiale.
Pour mieux canaliser les
actions futures, les participants
ont pu s’accorder sur une série
de recommandations
susceptibles de rendre effective
l’application du MAEP au
Congo. Il s’agit, entre autres, de
la création d’un cadre de
dialogue ou de concertation
dont le but est d’amener le
gouvernement à se conformer à
la bonne gouvernance,
conformément aux objectifs du
NEPAD ; l’organisation des
séminaires pour la
sensibilisation des acteurs de la
société civile, la mise en place
d’une structure de veille sur les
recommandations d’Addis
Abeba et l’installation des
réseaux sectoriels en vue de la
création d’un réseau national.
Benjamin Boumakani,
secrétaire général du
gouvernement et conférencier
principal du jour a expliqué que
le MAEP est un système
d’évaluation qui s’appuie sur la
démocratie et la bonne
gouvernance politique, la
gouvernance économique, la
gouvernance des entreprises et
le développement socioéconomique.
Au premier
niveau, les étapes et les
organes de ce processus
d’évaluation se trouvent être la
publication du rapport et les
sanctions à prendre, l’examen
du rapport des actes à
entreprendre par le comité des
Chefs d’Etats participants,
l’établissement d’un rapport
national, la visite du pays
évalué par l’équipe du
mécanisme et l’auto évaluation
du pays. Le second niveau est
partagé entre les instances du
Nouveau partenariat africain
pour le développement
(NEPAD).
Seulement, les participants
n’ont pas compris pourquoi le
MAEP est dépourvu de
sanctions. Benjamin Boumakani
a bien soutenu que l’évaluation
ne pouvait être suivie de
sanctions pour la simple raison
qu’elle était faite sur la base du
volontariat des Etats.
De la restitution du séminaireatelier
d’Addis Abeba faite par le
coordonnateur de Clong-
Congo, Eugène Osseté, les
participants ont retenu
essentiellement que la société
civile doit s’impliquer fortement
dans le processus de
développement. Que les zones
d’intégration économique en
Afrique doivent devenir de vrais
piliers de développement.
Eugène Ossété a souligné que
la dimension des droits de
l’homme est très importante
dans le mécanisme du MAEP.
Intégrer la société civile dans la
bonne gouvernance signifie
qu’au niveau national, elle doit
s’imposer. Elle peut faire appel
au secteur privé. L’auto
évaluation commence par un
rapport et un bilan bien faits. A
ce jour, seuls 5 pays ont pu se
faire évaluer (Ghana, Rwanda,
Kenya, Ile Maurice, Afrique du
sud), en attendant les 23 autres
qui se sont manifestés tout
récemment. C’est à Addis
Abeba que certains participants
ont suggéré que chaque pays
africain puisse avoir un
observatoire de la bonne
gouvernance en impliquant
fortement la presse, la société
civile, les élus locaux, etc. C’est
ce qui pourrait accélérer, selon
le coordonnateur du Clong-
Congo, le processus de
décentralisation et, donc, la
gestion de proximité.
Hugues KOUDIMBILA
“Nous sommes convaincus
que l’Etat réalisera ses
promesses”
Président du syndicat panafricain
des éducateurs (SYNAPE),
membre du collège syndical de
l’enseignement, Julien Samba est
parmi les enseignants-syndicalistes
qui ont participé aux différentes
négociations avec le gouvernement
sur la situation des enseignants en
République du Congo. Il nous en
donne ici quelques précisions.
Quels sont les éléments qui ont
contribué à cette décision des
enseignants de renoncer
finalement à la grève qui était en
vue ?
Nous avons suspendu la grève par
rapport aux engagements pris par le
gouvernement et aussi, pour lui
donner le temps d’agir. Le relevé des
conclusions prévoyait la mise en
place des commissions qui devaient
travailler avec le gouvernement. Peu
avant le 06 mars, date butoir fixée
par le collège syndical pour aller en
grève, les enseignants ont obtenu
du gouvernement cinq primes en
ajout des six déjà existantes. Pour
cette année déjà, trois primes seront
accordées : la prime de pléthore à
5.000 FCFA ; la prime de
documentation et matériel à 5.000
FCFA au préscolaire et au primaire,
8.000 FCFA au collège et au lycée
de l’enseignement général, 12.000
FCFA à l’enseignement technique,
et la prime de risque à 10.000 FCFA
pour tous les enseignants. En 2007,
le gouvernement accordera la prime
d’encadrement multigrade qui est de
10.000 FCFA aux enseignants du
primaire ayant déjà totalisé 5 ans
d’ancienneté, et la prime
d’enracinement. Enfin, les primes et
indemnités allouées aux examens
d’Etat ont été harmonisées et
revalorisées.
Pour les prestataires volontaires et
bénévoles, nous avons obtenu leur
intégration directe à la Fonction
publique avec reconstitution de
carrière, en tenant compte de l’âge,
du diplôme et de la date du début de
leur activité. Tous ces acquis ne
pouvaient plus nous obliger d’aller
en grève.
Le décret d’application signé le 09
mars n’intègre pas la situation des
prestataires bénévoles. Comment
pouvez- vous expliquer cela ?
Ce décret ne pouvait pas
effectivement tenir compte de la
situation de cette catégorie
d’enseignants, car il ne traite que
des primes ou avantages accordés
aux enseignants déjà fonctionnaires
de l’Etat. Le processus se poursuit.
Un arrêté sera pris par les différents
ministres de l’enseignement pour les
primes aux examens d’Etat. Donc,
pour les prestataires et autres, le
travail va se faire. Une commission
chargée de les recenser sera bientôt
mise en place pour traiter leurs
dossiers.
Est-ce pour autant dire que le
monde enseignant est désormais
rassuré de la prise en compte de
leurs revendications par le
gouvernement ?
Nous sommes convaincus que
l’Etat réalisera ses promesses sans
problème. Il a pris en compte nos
doléances. L’atmosphère dans
laquelle nous avons négocié nous le
prouve. Déjà, le président de la
République vient de signer un
décret d’application pour les
avantages accordés aux
enseignants. Le reste suivra aussi,
nous en sommes sûrs.
Qu’est-ce qui reste à faire
maintenant ?
Il faut que l’Etat applique
intégralement tout ce qui a été arrêté
et, après, nous verrons comment
avancer avec lui.
Propos recueillis par
Clotaire LOUBELO- NSILOULOU
et Hugues KOUDIMBILA
La pertinence des propos des exposants ont entraîné un débat riche et
approfondi sur le MAEP
Journée internationale de la femme
La CAPPED a célébré le 8 mars
La célébration de la Journée
internationale de la femme à la
Caisse de participation à la
promotion des entreprises et à leur
développement (CAPPED), ce
mercredi 8 mars, a été marquée par
une causerie-débat avec les
bénéficiaires des micro-crédits,
composés essentiellement des
femmes, sur le thème " le microcrédit
solidaire et l’entreprenariat
féminin au Congo ".
Au cours de ces échanges, la
plupart des bénéficiaires ont
reconnu l’importance du micro-crédit
dans l’accomplissement de leurs
activités. C’est pourquoi, certaines
femmes ont saisi l’occasion de
remercier la CAPPED pour cet effort
qu’elle ne cesse de consentir pour
les aider à améliorer leurs conditions
de vie.
D’autres bénéficiaires ont souhaité
que certaines améliorations soient
apportées à la procédure de
remboursement du micro crédit.
Par rapport au souhait formulé par la
plupart des bénéficiaires de voir
augmenter son montant, la direction
de la CAPPED a précisé que dans
le règlement financier, le crédit en
groupe ne doit pas aller au-delà de
300.000 F CFA.
Il sied de signaler que le micro-crédit
que nous évoquons est obtenu en
groupe de 5 personnes au moins.
Mais, le crédit obtenu
individuellement peut dépasser
300.000 FCFA, à condition de
présenter des garanties matérielles
suffisantes.
Au vu de l’affluence constatée (près
de 110 personnes) lors de cette
réunion, il est possible de dire que
cette initiative est très mobilisatrice et
qu’elle est source d’espoir pour la
femme.
Conscientes de cela, et par rapport
aux résultats obtenus, les femmes
bénéficiaires ont lancé un appel à
l’endroit des autres mamans afin
que celles-ci les rejoignent dans
cette entreprise.
La levée de cette séance a été suivie
d’un cocktail offert par la CAPPED..
Audrey BIYOUDI MATONDO
DIALOGUE CITOYEN
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"Lorsque la bourse est
payée, les étudiants
congolais n’ont plus rien
à revendiquer "
Inscrit à la Faculté des lettres
et des sciences humaines de
l’Université Marien Ngouabi
de Brazzaville, depuis 1998,
Elvis IBARA ABIRA est
aujourd’hui, à 28 ans,
étudiant en DEA (diplôme
d’études approfondies) de
linguistique. A la tête de
l’Union Libre des Elèves et
Etudiants de Congo
(ULEECO) depuis 2002, il fait
le point sur les conditions
d’études actuelles des
étudiants congolais.
Après tant de grèves des étudiants
pour des revendications tout à fait
légitimes, êtes -vous en mesure de
dire que leurs conditions se sont
améliorées ?
L’université traverse une grave
crise. La difficulté est que les
syndicats n’ont pas de plateforme
de concertation. Chaque
fois qu’il y a grève, la principale
revendication des étudiants
demeure la bourse. Lorsque
celle-ci est payée, les étudiants
congolais n’ont plus rien à
revendiquer. L’ULEECO
s’insurge contre ces pratiques.
La bourse ne profitant qu’à 1/3
des étudiants, il faut regarder
d’autres revendications.
Logiquement, l’étudiant est
dans de mauvaises conditions
d’étude au Congo. Mais il faut
reconnaître tout de même qu’il y
a eu quelques évolutions
significatives telles que
l’ouverture du campus
numérique.
Selon vous, sur quoi les
revendications des étudiants
devaient-ils porter, en dehors de
la bourse ?
Certains enseignants qui
mènent à la fois des activités
politiques et universitaires ne
dispensent plus régulièrement
leurs cours. Ensuite, le
pourcentage d’admission est
minable. Les étudiants dorment
au campus, mais se nourrissent
ailleurs parce qu’il n’y a pas de
restaurant universitaire. C’est
pourquoi l’ULEECO qui est
l’unique structure syndicale
présente dans tous les
établissements dit que la
bourse est un acquis, il faut
maintenant explorer les autres
secteurs de la vie estudiantine.
Pourquoi les syndicats étudiants
ne sont - ils pas fédérés dans le
cadre d’une plate-forme ?
A l’université nous avons une
dizaine de syndicats très mal
connus par les étudiants. Dans de
telles conditions, il est difficile de
créer une plate-forme bien qu’elle
soit nécessaire pour mieux asseoir
les choses.
Que dire de l’éthique de l’étudiant
congolais aujourd’hui ?
Le problème de l’éthique est le
fondement de mon intervention.
Nous avons eu des étudiants
brillants par le passé. Ceux
d’aujourd’hui, n’inspirent plus
confiance. On ne sait pas si
cela est lié à leur éducation
antérieure. Le problème de
l’éthique se pose vraiment avec
acuité. Comment comprendre
qu’au sortir d’une assemblée
générale, les étudiants cassent
les bancs. Il faut inclure dans
les programmes
d’enseignements, les notions de
citoyenneté.
Quelles sont vos attentes sur
les réformes entreprises par
l’université, notamment en
instituant le système LMD ?
Ce système entre en vigueur
l’année prochaine. LMD veut
dire Licence-Master-Doctorat.
C’est une bonne chose car on
donne la possibilité aux
étudiants d’aller au delà de la
maîtrise. Mais un problème se
pose : les programmes sont
devenus caducs. Ensuite, il faut
aussi voir la situation des
enseignants ou formateurs.
Resteront-ils les mêmes ? LMD
ne doit pas être un simple
changement sur papier. Il
faudra voir les programmes, les
filières, les formateurs, sinon le
système LMD sera un creux. Il
y a une crise d’enseignants à
l’université dans certaines
filières. Avec LMD, on risque
d’avoir des enseignants non
qualifiés qui vont flotter.
Lorsqu’un étudiant est formé
selon le système LMD, son
avenir doit être clair et sûr ?
Avez-vous un message
particulier pour les étudiants
que vous représentez ?
Nous leur demandons de
manifester chaque fois que
leurs intérêts sont menacés.
Mais ils doivent savoir qu’il y a
d’autres préoccupations que la
bourse. C’est le cas de leur
formation académique qui doit
être pour eux un souci majeur.
Propos recueillis par
Bled - Dumas LOUZALA
et Hugues KOUDIMBILA
Les Députés et les Sénateurs
ont voté la loi sur les partis
politiques, respectivement les
24 février et 3 mars derniers,
dans la salle des Congrès du
Palais du Parlement.
Cette loi définit le parti politique
comme “une association dotée
de la personnalité morale qui
rassemble des citoyens pour la
conquête et la gestion
pacifiques du pouvoir autour
d’un projet de société
démocratique dictée par le
souci de réaliser l’intérêt
général”. Elle prévoit que les
partis politiques, outre le siège
national, doivent avoir des
membres et des sièges
permanents dans tous les
départements. Dans leur forme,
dans leur action, les partis
politiques, ne doivent pas
s’identifier à une ethnie, à un
département, à une religion ou
à une secte.
Cette loi encourage la
participation de la femme à la
vie politique et prescrit que les
partis politiques doivent garantir
et assurer la promotion et la
représentativité de la femme à
toutes les fonctions politiques,
électives et administratives.
Il ressort aussi de cette loi que
les partis ou groupements
politiques bénéficient d’une
subvention de l’Etat qui leur est
allouée suivant qu’ils ont des
représentants au Parlement
et/ou aux conseils locaux. La
subvention allouée est soumise
au contrôle de la Cour des
comptes et de discipline
budgétaire. En dehors de ce
financement public, les partis
politiques sont financés à titre
privé par les cotisations des
membres, les dons et legs, les
revenus liés à leurs activités.
Ce texte édicte aussi des
peines d’emprisonnement et
des amendes à l’encontre de
tout dirigeant ou membre de
parti politique qui, par ses écrits
et déclarations publiques, incite
au trouble à l’ordre public, crée
une milice ou l’entretient.
Reste maintenant que cette loi
soit promulguée par le président
de la République et publiée au
journal officiel en attendant que
les textes d’application soient
pris d’ici peu.
Maître Modeste MBOSSA
Animateur de la PFT
"Pauvreté et accès à la
Justice"
Le parlement congolais vote la loi
sur les partis politiques
Alerte à la criminalité
“Le parquet de céans a mis en
place un système d’alerte qui
organise les dénonciations des
crimes, délits et violations des
droits de l’homme au procureur
de la République”, déclarait
Alphonse Dinard Moubangat-
Moukonzi, procureur de la
République près le Tribunal de
grande instance de Brazzaville,
à la session inaugurale du
Comité de concertation et
d’action contre la délinquance
(CCAD), ce 21 mars, au Palais
du Parlement. C’est le garde
des sceaux, ministre de la
justice et des droits humains,
Gabriel Etchia Ebia qui a
inauguré la session, en
présence des représentants de
plusieurs institutions de l’Etat et
de la société civile. Dans son
intervention, le procureur de la
République a présenté les trois
numéros d’appel téléphonique à
composer dès qu’une personne
se sent menacer. Ces numéros
sont ceux des magistrats en
permanence (545.08.70 et
622.89.32) et celui du procureur
lui-même (545.08.74) en tant
que superviseur du système
d’alerte.
Lancé le 25 mai 2005, ce
système est destiné à mettre fin
aux différents crimes de droits
communs (braquages, viols,
vols, rapts, etc.), légions ces
derniers temps dans la ville
capitale.
Le CCAD qui est composé de
60 membres, est l’organe
central de cette activité qui vient
d’être confirmé au cours de ces
assises. Les travaux en atelier
ont abouti à la mise en place
d’un bureau de coordination
dont le président est Alphonse
Dinard Moubangat-Moukonzi, et
de cinq (5) commissions, à
savoir la commission pénale, la
commission des droits de
l’homme, la commission
exécution des peines, la
commission statistiques et la
commission scientifique.
La sécurité des personnes et
des biens étant une affaire de
tous, le ministre Gabriel Etchia
Ebia a invité la société civile et
la justice à renforcer leur
partenariat pour venir à bout de
cette criminalité qui n’est pas de
nature à garantir la paix et la
tranquilité des esprits. C’est ce
que le représentant de l’Institut
Vie et Paix, Runo Bergström, a
qualifié de coopération
supplémentaire "très nécessaire
entre la société civile et le
gouvernement, si l’on veut
obtenir de bons résultats ".
En fait, comme l’a dit le
procureur de la République,
Alphonse Dinard Moubangat-
Moukonzi, “dans la nouvelle
vision du parquet, c’est le corps
social qui doit formuler, en
partenariat avec les organes
répressifs de l’Etat, la réponse
au phénomène criminel”.
Ce dispositif qui s’est mis en
place pour un but désormais
connu est condamné à réussir
dans ce pays qui sort de
plusieurs années de guerre, et
où certains individus, encore
détenteurs d’armes, utilisent cet
atout pour s’en prendre aux
paisibles citoyens à travers des
crimes et délits, rencontrés ici et
là.
Hugues KOUDIMBILA
Le ministre Gabriel Etchia Ebia prononçant son mot d’ouverture
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