Innovations et Réseaux pour le Développement
Development Innovations and Networks
Innovación y redes para el desarrollo

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Courrier des lecteurs

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Les problèmes que rencontre un étudiant africain pour la rédaction de sa thèse

Cher Ami,

Je tiens tout d’abord à m’excuser pour n’avoir pas répondu promptement à votre mail. La principale raison est que j’étais dans l’arrière-pays.

Par ailleurs, je vous prie de recevoir ma profonde gratitude pour avoir bien voulu accepter de me conseiller pour la rédaction de ma Thèse et de faire de moi un membre adhérant de la DAC.

Permetez-moi à présent de répondre aux questions que vous m’a posées.
Tout d’abord, mon thème de recherche, qui n’est qu’une proposition de titre que je soumets à votre appréciation et pour lequel votre avis est prépondérant, porte sur : « Groupes d’Initiative Commune et Croissance économique dans les pays en développement ».
Objectifs visés
Les GIC constituent le moteur de la croissance économique dans les PED
Les GIC doivent détenir le pouvoir économique pour permettre une croissance « non appauvrissante » dans les PED

La décentralisation dans la production des services sociaux en milieu rural assurée par les GIC réduit considérablement et rapidement la pauvreté dans les PED

La Société civile doit être associée à l’élaboration et à la mise en œuvre de toute politique de développement pour garantir sa réussite dans les PED

PED retenus pour l’étude : Cameroun, RCA, Sénégal, Mali et Burkina Faso

La durée d’étude est de 30 mois. Plus précisément les délais courent jusqu’au 30 septembre 2008. Il convient de préciser que le temps imparti pour la rédaction de la Thèse est de trois(3) ans, mais étant donné que nous travaillions d’abord sur : « la convergence réelle et croissance économique » avant de s’intéresser à l’économie sociale et solidaire, nous avons déjà consommé six mois.

Mon directeur de recherche, le Professeur Bruno Bekolo Ebé qui est monétariste, a accepté que je change de thème et de continuer à me diriger dans ce nouveau champ fascinant d’économie sociale et solidaire que nous allons explorer. A propos, je tiens à préciser que dans nos universités, il n’existe pas encore à ma connaissance d’universitaires spécialisés en économie sociale et solidaire. Je compte apporter ma modeste contribution pour combler cet handicap une fois ma thèse terminée tout en oeuvrant au renforcement du pouvoir économique de la Société civile dans nos pays. C’est pour cette raison que mon adhésion à la DAC est une fierté pour moi compte tenu de ses idéaux.
Avant de terminer permetez-moi de vous faire part des difficultés financières et matérielles auxquelles je suis confrontées pour mener à bien ces travaux de recherche :

Je ne dispose pas de documentation adéquate pour mener cette recherche ;

Cette étude nécessite une collecte de données ( enquêtes ) dans les différents pays retenus. Je n’ai pas de moyens financiers me permettant de couvrir ces enquêtes ;

Je manque de logistiques ( ordinateur portable, matériel de bureau, bureau de travail) pour réaliser cette recherche ;

Une formation en analyse et traitement des données est indispensable ;

Une mise à niveau en économétrie appliquée et l’acquisition d’un logiciel pour la simulation sont indispensables

Cordialement, Etienne Bienvenu Akono

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Création d’un réseau de radios privées en Afrique de l’Ouest

PROJET DE CREATION D’UN RESEAU DE RADIO OEUVRANT DANS LA PROMOTION DE LA SOCIETE CIVILE

Jean Ernest OUEDRAOGO
Coordonnateur des activités
de la mise en place du Réseau
BP 2119 Bamako – MALI
Téléphone : 00 223 610 04 90
E.mail : nayiki@yahoo.fr
jeno@hkimali.org

Lieu : Technopole Bamako – Mali
Date : Septembre 2006
Thème : « Radio : outil de promotion de la Société Civile en Afrique de l’Ouest. »

Introduction
Le vent de la démocratisation a soufflé sur l’Afrique au début des années 1990, consacrant par la même occasion le rôle capital de la Société Civile dans le développement de nos pays .Les radios, principalement les radios privées, communautaires et associatives font partie intégrante de cette société civile. De par leur spécificité, elles tiennent une place déterminante car pouvant façonner l’opinion et l’amener à agir dans un sens ou dans un autre. C’est en cela que ses activités se doivent d’être bien définies, harmonisées et plus enrichies pour le bonheur des populations qui lui font confiance et qui l’écoute massivement. En effet de nombreuses études démontrent que la radio demeure la principale source d’information des populations en afrique.
C’est pour répondre à ce souci que des radios de cinq (5) pays de l’Afrique de l’ouest ont estimé nécessaire de se mettre en réseau pour mieux répondre à leur vocation.

Les Objectifs du réseau
- Permettre aux radios, membres, de la société civile elles mêmes, d’explorer les voies et moyens pour promouvoir la place et le rôle de la société civile comme actrice de développement dans nos pays

- Renforcer le rôle des radios membres en tant qu’outil de premier plan dans le processus du développement.

- Instaurer un système fiable d’échange d’informations et d’expériences entre les différents membres.

- Créer un réseau de partenariat au plan national et international au profit des membres du réseau.

Participation :
a) Les membres du réseau doivent remplir les conditions suivantes :
Etre une radio communautaire ou associative

- S’engager à valoriser le rôle de la société civile et l’accompagner dans ses actions d’éveil d conscience, de garante des libertés, des droits humains et de la Bonne Gouvernance…

-  Avoir un rayon de diffusion assez élevé de l’ordre de 60à 100km à la ronde (donc touchant un nombre important de population)

-  Avoir une grille de programme régulière et suivie avec un pourcentage élevé (70à 90%) d’émissions répondant aux préoccupations des populations

-  Avoir une bonne organisation avec des instances dirigeantes fonctionnelles.

b) Le nombre des membres sera limité à trente cinq (35) pour un début et comprendra des radios de cinq (5) pays et selon les quotas suivants :
Mali : 10 radios
Sénégal :8
Burkina :7
Guinée : 5
Niger : 5

Ces quotas sont proportionnels au nombre de radios communautaires de chaque pays.

Lancement du réseau
Le lancement se fera à partir d’une rencontre - atelier prévu en septembre 2006 à Bamako au Mali. Au cours de cet atelier, les participants, sur la base des trois communications qui seront faites travailleront en trois groupes sur chacun des thèmes développés et définiront un plan d’action et un plan de financement pour les deux années à venir.
Il assoiront en même temps le cadre institutionnel du réseau et détermineront les grands axes de son fonctionnement futur.

Thèmes de Communication :
Radio et Société Civile : Quels rapports ?
L’importance de la formation des hommes de radios
Le rôle de la radio dans le développement local

Participants :
- Les responsables des radios
- IRED- Suisse
- IRED- Mali
- Union de Radios et Télévision Libres du Mali (Urtel)
- Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA)

ATELIER DE LANCEMANT DU RESEAU DES RADIOS OEUVRANT POUR LA PROMOTION DE LA SOCIETE CIVILE EN AFRIQUE DE L’OUEST
Septembre2006 Bamako- MALI

PROGRAMME DES TRAVAUX

Jour 1 :

9h00 -10h00 : Ouverture de l’atelier

10h00 - 10h30 : Pause café

10h00 -11h00 : Présentation des participants, de leurs organisations et recueil des attentes.
Introduction de IRED sur son expérience dans le domaine des Réseaux et l’esprit
du présent Réseau

11h00 -13h00 : Première communication : Radio et Société Civile : Quels rapports ?
Débats
13h00 -14h30 : Pause déjeuner

14h30 -16h30 : Deuxième communication : L’importance de la formation des hommes de
Radios- Débats
16h30 - 17h : Pause

17h00 -18h :Troisième communication : Le rôle de la radio dans le développement local-
Débats

Jour 2 :

8h00 – 9h 00 : Constitution des groupes de travail
3 groupes devant se pencher chacun sur un thème de communication

9h00 – 10h30 : Travaux de groupe

10h30 -11h00 : Pause – café

11h00 -13h00 : Travaux de groupe (suite)
13h00 -14h30 : Pause déjeuner

14h30 – 16h 30 : Travaux de groupe (suite)

16h30 – 18h : Travaux de groupe (fin)

Jour 3 :

8h00 – 10h 30 : Plénière : Restitution des travaux de groupe suivi d’échanges

10h 30 -11h 00 : Pause café

11h00 -13h00 : Restitution des travaux de groupe suivi d’échanges (fin)

13h00 -14h30 : Pause déjeuner

14h30 – 17h 00 : Validation du plan d’action et mise en place des instances de direction du Réseau. Clôture

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Des nouvelles du Frère Hubert de Madagascar

Je n’ai oublié ni le 1er Mars ni la Sainte Françoise. Ce dernier 9 Mars, j’étais en panne d’auto dans la région d’Ambositra, de nuit, sous la pluie dans la boue ! En attendant qu’on vienne me sortir de l’ornière, je récitais mon chapelet en pensant à vous, à vous tous.
En période d’accélération (c’est bien le mot) je n’ai pas eu le loisir de vous joindre. Après2 journées de durs travaux et une troisième journée mémorable (celle du samedi 11 Mars dont je vous parlerai), j’ai poussé au sud jusqu’à Fianar pour y faire développer des films. Comme peut le dire un bon champenois fatigué : “ je suis flapi ”. Je me repose et m’apaise bic en main dans la joie de pouvoir enfin vous raconter quelque chose.
Je viens de recevoir vos dernières lettres que Justin avait pris soin de m’apporter samedi. Elles m’apprennent que François-Xavier va coiffer le Maire près de chez Pépère ! qu’il est sur Ste Savine et que Blandine se réjouit de ses nouvelles fonctions. Bravo ! Vous me posez des questions et Jean va jusqu’à me demander la date de mon voyage en France ! J’ai plaisir aujourd’hui à vous satisfaire.
Dans l’équipe ATS, nous vivons des moments très importants qui font reculer tout séjour auprès de vous pour un an au moins. Voilà qui est clair. Je ne peux mieux faire. Pour ce qui est des nouveautés, je vais essayer d’être compréhensible tant elles sont diverses, mêlées, importantes et parfois inattendues. Sans poste fixe, mes fonctions de conseiller et de coordinateur m’aident à soutenir l’un, l’autre et à parer avec une certaine expérience au plus pressé. En vous disant assez clairement ce que je fais vous pourrez renseigner les amis de Gap et de Troyes à souhait.
Il y a un an nous avions imaginé de poursuivre notre action dans la ligne que nos visiteurs vous avaient largement exposée. Mais voilà en premier chef qu’il nous fallait surtout contrer certaines manœuvres qui s’opposaient à la diffusion du SRI dans l’Ile. En prônant un SRA (riziculture dite Améliorée !) qui contrarie le plein épanouissement du riz, certains cherchaient et tentent encore à limiter les récoltes paysannales pour maintenir les importations (avec profits déguisés) à diffuser aussi des engrais et produits chimiques inopérants ou onéreux qui rapportent à d’autres également. Ce retard pouvait donner libre cours à des recherches grassement subventionnées pour damer le pion à notre agrobiologie à coups de produits, semences…, en préparation d’OGM (qui sait ?).
Nous n’avons pas pu refuser de rizicultiver sur vitrine présidentielle dans de déplorables conditions qui auraient laissé à d’autres le soin de galvauder le SRI. Nous avons heureusement gagné la partie grâce à Justin et à son équipe tananarivienne (sans allocation financière malheureusement). C’était au moment où nous amorçions une capitalisation importante des résultats SRI un peu partout mais qu’il nous fallut abandonner faute de moyens.
Il devenait pourtant urgent de faire le point en vue d’études précises du Système R.I. - progressivement mis au point – Je circulais beaucoup, souvent à pied ! Une Association française semblait pouvoir nous aider à actualiser d’anciens documents pour une diffusion de par le monde de DVD en malgache, en français et en anglais en appui d’abord à 20 nations qui l’ont déjà adopté. Elle s’offrait même à subventionner des séances de formation aux utilisateurs du matériel réalisé. Il était aussi projeté d’imprimer des fascicules de photos couleur SRI à vendre à bon prix aux paysans. J’avais pratiquement préparé l’essentiel à coups d’emprunts quand cette fondation, lors d’une concertation parisienne, ne jugea pas opportun de nous aider. Paf ! N’y avait-il pas encore manœuvre concertée pour freiner le riz malgache Laulanié ? Dans le même temps un scientifique japonais à l’œuvre chez nous depuis 8 mois pour le compte de l’Université agronomique de Kyoto se voyait refusée une prolongation de séjour. Ses patrons étaient venus suivre ses analyses et applications en attestant que toute l’étude à grands moyens scientifiques visait à conforter l’opération SRI malgache et à sa diffusion au Japon. Autre obstruction désespérante ! Finalement il a pu obtenir un visa de courtoisie.
Ludovic et Bernard – cadres ATS de l’antenne régionale de Fianar – sont désormais impliqués depuis Janvier dans un vaste projet triennal de formation d’agriculteurs pilotes au professionnalisme agricole. L’engagement avec un encadrement approprié est bien de leur ressort. L’entreprise s’adresse au total à 7 200 bénéficiaires engagés, s’étend sur un territoire pouvant couvrir 4 de nos départements français. Elle les retient maintenant à plein temps. Sentez par là que la production de matériels pédagogiques devient d’autant plus urgente. Bernard, ancien de l’ORSTOM, était ma doublure à Fianar autrefois et gestionnaire de nos entreprises. Nous ferons pour le mieux. Nos actions prennent forme. Laulanié jubilerait.
Notre collaboration dans la rédaction du journal rural de la Mission (5 pages chaque mois) nous avait conviés à rouvrir un petit atelier artisanal pour nos besoins et ceux des lecteurs. Cinq artisans polyvalents et chevronnés (dont 4 de mes anciens apprentis) travaillent à plein temps. Le malheur est qu’habituellement les santés ne sont pas brillantes pour deux d’entre eux. Une récente évaluation de « Fidèles » est affolante sur ce point : 68% des enfants démarrent mal à Madagascar Nous mettons progressivement au point le matériel rizicole approprié. Je vous ai déjà envoyé sans commentaire la coupure d’un journal relatant l’opération dite « Première mondiale » de notre sarcleuse à riz à trois rangs sur rizières présidentielles. J’avais imaginé le dispositif à Fianar et l’avais.expérimenté le lendemain à Ambositra chez Edmond. A mon arrivée à Tana le surlendemain, Justin m’envoyait aussitôt au Palais où son équipe sarclait. Succès. Par téléphone je commandais 2 nouveaux outils qui, de 400 km, me parvenaient 2 jours et demi après, par « Colis Express ». C’était là pour l’équipe artisanale un fameux test d’efficacité. Tout allait pour le mieux quand le soir même ma voiture 4L d’occasion, après 10 années de services intensifs, tombait en panne sans rémission. Il me fallut changer le moteur, la boîte de vitesse, le train arrière… pour avoir la paix et ne pas perdre de temps. Ça roule. Mais il faut encore voir l’embrayage HS et le contact (en fait de clef je joue avec trois fils)
C’est à présent la production de broyeurs à compost. L’engin vient d’avoir les faveurs d’une centaine de hauts personnages malgaches lors des festivités du 11 dernier dont je vous parlerai pour finir. Olivier, fils d’Amélie (dit Dédé dans ses lettres) est à 55 km sud pour l’installation d’une pompe chapelet sur rizière. Il semblerait que la production du riz ne serait pas insensible au sous-solage des rizières. Je mets donc à l’étude une petite sous-soleuse à bon marché que nous expérimenterons sur divers sites. On verra bien.
Nos maisons, imaginées pour Villages-Ecoles Pilotes, sur zones aménagées devant rapidement s’enrichir, sont généralement assez spacieuses. Nous sortons ces jours-ci une dizaine de plus modestes plans – ébauchés depuis longtemps – pour la réhabilitation de gens des rues en milieu paysannal. De généreuses associations sont en peine ou à court d’idées ; nous aimerions pouvoir un peu les aider. (Un généreux arrivage de graines légumières d’une équipe missionnaire de Thann vient déjà d’y contribuer). Je soigne la diversité en matière d’habitat pour ne pas sombrer dans la morosité de nos anciennes cités ouvrières en France (comme à regret chez notre très cher Père PEDRO – merveilleux par tant d’autres réalisations par ailleurs). J’ai dû laisser pour un temps l’achèvement de nos fiches techniques “ Bâtiment ” ; mes chefs de chantiers et dessinateurs sont pris pour un temps afin de gagner ailleurs un peu plus d’argent (nous travaillons généralement à l’économie qui suffit mal). “ Habitat for Humanity ” fait une désolante propagande et deux sociétés se partagent le gâteau d’une opération “ Habitat à bon marché ” que nous n’avons pas le temps de doubler et d’orchestrer tant nous sommes pris de vitesse dans nos affairements agricoles d’urgente nécessité. Je mets toutefois au point un nouveau vibreur – plus économique que l’ancien métallique – pour la production de tuiles fibrociment. L’équipe des 20 jeunes en formation bâtiment avec le Père Gilbert le réclame.
Le Mémorial Laulanié et futur siège social de l’ATS reste en projet faute de pouvoir éclaircir aisément le problème des terres attribuables. J’en conserve les plans dans mes papiers. Sur mes vieux jours – comme tous mes compagnons de la première heure qui vieillissent – j’aurais aimé y mettre rapidement le paquet avec eux pour laisser aux continuateurs un capital valorisé et opérant (il est si mal aisé aux gens de notre Ile de poursuivre et d’achever l’œuvre d’autres !). Faute de Tatao pour l’heure et pour ne pas perdre de temps, je m’active un peu à Ambatomirahavavy où Amélie ordonne la bibliothèque qui s’étoffe progressivement et classe la documentation dont nous sommes riches à présent. Elle vient de constituer sept albums du Journal Isika Mianakavy. Quinze autres sont encore en préparation pour qu’elle puisse recenser toutes nos techniques, astuces, articles publiés en 30 ans. (Faute de photocopieuse alors, nous avions durant longtemps puisé, découpé, assemblé ou dispercé nos anciens documents qu’il fallait reconstituer. Avant deux mois le malheur sera réparé).
Les demandes de sessions nous laissent dans l’embarras. Aussi venons-nous d’achever une cuisine paysannale type avec de nouveaux foyers (l’un vient d’être publié avec le journal du mois de mars). Puits et citernes d’eau pluviale sont achevés. Des groupes vont pouvoir bientôt venir. L’ennui c’est que notre chère monitrice souffre d’anémie progressive et inquiétante. Espérons toutefois en l’aide de notre bon Saint Joseph et de Laulanié toujours présents.
J’ai dû abandonner chez moi la pépinière d’arbres qui me donnait de temps en temps la joie de planter. Tous les plants ont été vendus. Le Journal a sorti 1000 tirés à part de la fiche pour la création des pépinières villageoises diocésaines. Le jeune ménage pépiniériste s’installe à son compte chez lui en banlieue de Fianarantsoa. C’est parfait.
J’en viens pour finir à ce qu’un orateur a appelé samedi dernier “ l’opération agricole de la décennie ” (un autre en écho avait même ajouté “ une date du XXI ème siècle ! ”). On pouvait en sourire mais l’évènement tranchait assurément sur toutes manifestations agricoles antérieures. C’était la présentation officielle d’un “ CHAMP–ECOLE ATS ” – celle d’un site de ressources agricoles multiformes. Une centaine de hautes personnalités (général, colonel, agents des ministères journalistes, cameramen et gens des radios, directeurs d’associations, membres d’Eglises locales…) étaient venues de Tana, Ambositra, Fianar et même du Sud malgré la pluie des jours précédents – dont j’avais pu pâtir comme certains autres. Edmond avec ses enfants (tous bacheliers et agriculteurs d’un dynamisme rare) et Jean Louis de la Recherche Agronomique présentaient le fruit de plus de 30 années d’expérimentations sur la lancée des entreprises du Père de Laulanié : choix et utilisation des légumineuses et de la biomasse – compostage à grande échelle (150 tonnes pour la campagne a venir) – SRI , riz pluvial, associations de cultures sur billons, diversité des productions pour récoltes échelonnées et autres expérimentations culturales et variétales pour un développement rural assuré, s’élargissant et durable. Philippe Desbrosses aurait été heureux d’y rencontrer ses lupins. Les participants semblaient être partie prenante d’une valorisation généralisée des sols et des productions en agrobiologie dans leurs circonscriptions, sociétés ou domaines avec les moyens du bord. Des projets s’échafaudent avec sérieux.
Notre archevêque – à ma surprise – me disait hier soir : “Quel dommage que ce Champ–Ecole soit implanté sur d’aussi mauvaises terres ! ”. Comme si l’opération pleinement réussie en moins de deux ans n’avait pas justement valeur de signe pour encourager les plus défavorisés…Son vicaire, en même temps, semblait pécher en sens contraire : “qu’Edmond n’en vienne pas à s’affranchir de ses petits moyens qui font merveille ”. Comme si la sacralisation des techniques efficientes pour un temps n’autorisait pas leur dépassement au rythme d’un développement collectif qui peut surprendre et qu’il faut savoir parfois devancer…
Il n’est pas toujours aisé de manœuvrer dans la mouvance d’esprits contradictoires à tous niveaux. Mais il est réjouissant de sentir qu’en fait, le bon sens finit par faire son bonhomme de chemin un peu partout. On progresse au rythme de galéjades politiques qui ne poussent pas aux excès.
Je ne sais si notre député « ECODEV » est en relation avec vos amis de France. Son projet est opportun, de taille dans la ligne de notre mission et alléchant. J’en ai fait la plupart des plans mais laisse courir pour un temps. Pour tous ces projets d’ailleurs il faut des chefs et c’est le grand problème. Je m’efforce de soutenir pour un temps celui de Serge à Ambohimandroso, malade d’encadrement. Comme le dit Justin « on se dépense pour l’ATS et ses problèmes d’abord ».
Je crois vous en avoir assez dit. Par occasion je vous ferai parvenir un certain nombre de photos suggestives (j’étais naturellement le reporter ATS attitré !). Elles vont m’aider sur place à prolonger l’action. Deux films DVD sortiront avant la fin du mois. J’attends Edmond qui va suivre l’ordonnance des séquences dans le montage du premier film.
Mes proches collaborateurs vous redisent leur amitié. Ils m’appellent amicalement leur « vieux frère ». Il est vrai qu’on prend de l’âge mais constatez que trois-quarts de siècle ne m’ont pas trop démoli. J’en remercie le Seigneur. Faites-le aussi avec moi.
J’achève et confie le débobinage de ces lignes à mon ami Justin qui repart sur Tana à charge que sa bonne et si serviable Clotilde vous les fasse parvenir sans tarder.
Je vous embrasse tous affectueusement.

Frère Michel HUBERT, sj

Antenne ATS Fianarantsoa, le 13.03.06
ATS – B.P. 1221
101 Antananarivo
MADAGAASCAR
e.mail : tefysaina.tnr@simicro.mg

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Un partenaire micro crédit du Bangladesh nous écrit : Binimoy

BINIMOY
now fourteen years old : the first Binimoy shares were bought on 1st January 1992

c/o Stuart Rutherford
106 Nomura-Mukaiyama Hills,
3-1 Mukaiyama-cho,
Showa-ku,
Nagoya, 466-0829,
Japan

phone : (81) 52 761-1206
email:stuart@safesave.org

4th January 2006

A Branch Manager using her Palm Pilot while checking passbooks in the field : the General Manager is in the background. SafeSave Muslim Camp branch, March 2005.

Dear Binimoy Investor,

Binimoy Annual Report for 2005

On behalf of Binimoy I am pleased to enclose our Report for the year 2005.
As usual the Report is in three parts.
Part One is a statement of your personal share holding as at December 31st 2005.
Part Two is a Financial Report on Binimoy at the same date.
Part Three is a brief Report on Binimoy’ main activities during 2005.
With best wishes and thanks for your continued support,

Yours faithfully,

Stuart Rutherford
for Binimoy

BINIMOY REPORT 2005 : PART ONE : CONFIRMATION OF SHARE HOLDINGS

NAME INVESTOR
NUMBER NUMBER
OF SHARES VALUE DATE
BOUGHT SERIAL
NUMBERS

FERNAND VINCENT 08 10 £100 95-06-06 345-354

TOTAL 751 £7,575

BINIMOY REPORT 2005 : PART TWO : FINANCIAL REPORT AS AT 31 DECEMBER 2005
There remain nine shareholders, unchanged from 2004.
Depositors are reminded of the important announcement made in last year’s report :
Because of new regulations for controlling money-laundering, it became impractical during 2004 to continue with a Binimoy account in a UK Bank with account signatories that included Bangladeshi nationals. Sadly, too, one of the original Binimoy signatories, Md Mukhlesur Rahman, has died, and another has moved abroad. For these reasons on 23rd August 2004 the Binimoy account at the Bank of Scotland (Jersey branch, account 01904805) was closed. Any investor requiring further details, including copies of bank statements, may have them from Stuart Rutherford at stuart@safesave.org. Any investor who wishes to withdraw investments on account of this development may of course do so by application to Stuart Rutherford at stuart@safesave.org.
At year end 2005, the Binimoy account held £10,614.37, composed as follows :
Deposits from shareholders : 7,575.00
Interest earned from borrowers1 : 290.00
Interest earned at bank : 2,046.37
Dividend earned at SafeSave : 97.00
Interest earned at SafeSave : 606.00

As at December 31st 2005, the fund was fully invested in SafeSave Dhaka and Shohoz Shonchoy Gazipur, as follows :
Shares in Shohoz Shonchoy Gazipur : 448,800 taka (£4,274.29 at time of purchase)
Deposits in SafeSave Dhaka : 539,996,000 taka (£5,151.45 at time of purchase)
Shares in SafeSave Dhaka : 114,600 taka (£1,188.63 at time of purchase)
These shares and deposits are held at SafeSave and Shohoz Shonchoy in the name of Stuart Rutherford, who also holds additional shares in SafeSave Dhaka. Earnings (in the form of dividends on shares and interest, at 8% annually, on deposits) will accrue to the Binimoy account.
1FROM FEDERAL SAVINGS, ASHROI AND SAFESAVE

BINIMOY REPORT 2005 : PART THREE : REPORT ON BINIMOY’S WORK IN 2005

Binimoy’s assets are currently held in two sister organisations, Shohoz Shonchoy and SafeSave. The website used by both organisations, www.safesave.org, has been redesigned during 2005, and is frequently updated. Rather than reproduce that information here, we recommend that readers with access to the Internet log onto the site. Any reader without access to the Internet may write to me for printed information.

1 Shohoz Shonchoy (formerly SafeSave’s Hrishipara Project)
In last year’s report we informed you Shohoz Shonchoy, formerly SafeSave’s Hrishipara Project in Gazipur in central Bangladesh, attained independent status as a co-operative with a new board. Currently, Binimoy has shares in Shohoz Shonchoy which account for about 40% of Binimoy’s assets. Shohoz Shonchoy has been running well and its progress can be tracked on its page in the main SafeSave website, www.safesave.org

2 SafeSave Dhaka
SafeSave itself, in Dhaka, has had its most profitable year, as can be seen from the annual report and other documentation which can be found on the website, www.safesave.org. At the same time, it has expanded, requiring fresh capital, so Binimoy has remained invested in SafeSave and it is likely to remain so for the foreseeable future. At present about 60% of Binimoy’s assets are held at SafeSave.

The staff of the SafeSave Kurmitola branch discussing collection techniques during a training session.

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Partenariat au Mali avec les radios rurales

Bonjour Monsieur Vincent,

Depuis notre dernier rencontre en 1990 à Ouahigouya pour le séminaire sur la communication à la base, j’ai quitté le service de communication audio visuelle du ministère de l’Agriculture en fin 97 pour être consultant indépendant pendant 4 ans durant lesquels j’ai fais des études pour des associations et réalisér des films documentaires de télévision.

Depuis avril 2002 je suis au Mali où j’ai servi pendant 2 années dans une radio communautaire comme conseiller à la programmation dans la région du Wassoulou proche de la frontière Guinéenne.

Depuis juin 2004 jusqu’aujourd’hui j’appui appui projet de Communication pour le Développement financé par USAID et exécuté par Helen Keller International Mali.ce projet comprend 5 volets qui sont :

- L’ équipement de 20 radios communautaires en matériel informatique et leur connection à Internet

- Création de site Web pour des radios communautaires

- Mise en place de 36 clubs d"écoute de femme et de jeunnes

- Organisation de 5 campagnes radiophonique sur de divers thèmes de developpement et diffusé par 110 radio de proximité à travers tout le mali ( nous sommes à la 4eme qui porte sur la Bonne Gouvernance, avant, il y en a eu sur la vaccination , l’accès à l’eau et la scolarisation des filles)

- Renforcement des capacités des hommes de radio

Voila en quelques lignes mon itinéraire depuis notre dernière rencontre et ce que je fait actuellement.

Je vous remercie.

Jean OUEDRAOGO

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